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INTERVIEW de Peter Bertin : Le nouveau directeur de Ford Belgique

Par   /  July 14, 2017

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Peter Bertin
(Photographer David Plas - copyright free)

Peter Bertin (44) est, depuis le 1er juin, le nouveau directeur de Ford Belgique. Au cours de la présentation de presse internationale de la nouvelle Ford Fiesta, nous trouvons le temps de l’interviewer. Il nous explique les défis qui l’attendent et nous parle de sa motivation ainsi que des actions qu’il a définies pour lui-même et pour Ford en Belgique.

Ce n’est pas à Bruxelles comme à l’accoutumée mais à Valladolid, dans le nord de l’Espagne, que nous rencontrons Peter Bertin, le tout nouveau directeur de Ford Belgique. Ceci dans le cadre de la présentation de presse internationale de la nouvelle Ford Fiesta. La Fiesta est, depuis longtemps, la Ford la plus populaire tant en Europe que dans le Belux et le nouveau modèle est censé renforcer encore cette position. Un modèle important donc.
Peter Bertin a fait des études de Sciences Economiques Appliquées à l’Université de Gand. Il a commencé sa carrière dans le secteur automobile de manière assez modeste. Il a d’abord été informateur/consultant chez Opel pendant le salon de Bruxelles. Il dit lui-même être fasciné par les chiffres mais aussi par les voitures. Très jeunes déjà, il dévorait les magazines automobiles spécialisés.

L2F : Dans le secteur automobile, vous n’êtes pas un inconnu. Jusqu’à votre arrivée chez Ford, vous avez travaillé pendant 22 ans chez Opel. Pourquoi ce switch ?
PB : En effet, après mon job d’informateur/consultant au salon de l’auto, j’ai pu travailler quasi tout de suite chez Opel. J’ai endossé un vaste éventail de fonctions avec un point culminant à l’international en 2011. Rental&remarketing, distribution et sales sont autant de départements dans lesquels j’ai travaillé. Ma dernière tâche fut celle de Managing Director. Finalement, après mûre réflexion car je suis quelqu’un de loyal, je suis passé chez Ford. Pour moi, cela représentait un nouveau défi. J’aime cette société avec une culture d’entreprise américaine tout en ayant un ancrage européen qui remonte à plus d’un siècle. Ford est un acteur mondial et touche un vaste public. J’ai confiance dans cette entreprise et après les entretiens préliminaires, il est apparu que Ford avait une vision claire de l’avenir.

L2F : Il n’est évidemment pas inhabituel qu’un nouveau directeur développe ses propres actions. Ce sera aussi votre cas…
PB : Je suis quelqu’un qui aime les chiffres et les résultats. Et il est clair que ceux-ci doivent s’améliorer pour Ford dans le Belux. Nous pouvons vraiment améliorer nos prestations dans le secteur fleet. Je veux en outre être particulièrement attentif au client et renforcer la fidélité tant au niveau de la vente que de l’après-vente. Ceci n’est possible que si tout se passe bien avec les concessionnaires, ce qui nous amène à la 2e action que je souhaite mener. Je veux améliorer les relations avec les concessionnaires. Je veux que ceux-ci bénéficient de la confiance du groupe, se sentent bien dans leur garage et en tant que représentants de Ford. Cette relation améliorée engendre davantage de motivation, ce qui est bon pour les concessionnaires, pour Ford et certainement aussi pour les clients qui doivent percevoir l’enthousiasme pour la marque dès qu’ils entrent dans une concession. Enfin, je veux que l’on travaille sur l’amélioration de l’image de la marque.

L2F : Vous aimez les chiffres mais si l’on analyse ceux de Ford en Belgique, il est clair que la marque peut mieux faire. Une neuvième place dans le Top 10 de Febiac est loin d’être un résultat fantastique.
PB : Il est clair que l’on peut mieux faire. Je voudrais toutefois nuancer quelque peu. D’abord, contrairement à certains de nos concurrents, nous ne procédons pas à des immatriculations à court terme. Nous ne sommes pas non plus vraiment actifs dans la location à court terme. Du côté des utilitaires légers, nous occupons la 2e ou 3e place et au niveau des ventes aux particuliers, nous pointons à la 6e position. Il est évident que notre score dans les flottes est insuffisant. Nous devons y travailler en bâtissant une meilleure relation avec des clients potentiels et des sociétés de leasing. Nous devons clairement faire connaître les atouts de nos produits et mettre l’accent sur le service que nos concessionnaires peuvent fournir. La plupart des concessionnaires s’appuient d’ailleurs sur une longue relation avec Ford. Beaucoup de choses se sont passées. Nous prévoyons des Business Packs pour nos modèles, y compris pour la nouvelle Fiesta. Sans oublier les Business Centers et les Transit Centers.

L2F : Sur le marché belge, les marques premium sont particulièrement performantes et ceci est surtout dû au fait qu’elles sont très présentes dans les flottes. Que compte faire Ford à ce niveau ? Le lancement du label Vignale constitue-t-il la bonne stratégie ?
PB : Ford reste un acteur global avec une vaste gamme mais ne travaille qu’avec un seul nom de marque. Le message que nous voulons transmettre est que nous avons un profil clair avec des voitures économiques, fiscalement intéressantes, au design propre et surtout excellentes en termes de propriétés routières et de plaisir de conduite. Ce dernier surtout depuis le lancement de la toute première Focus, un élément sur lequel nous n’avons sans doute pas assez insisté par le passé. Avec le lancement de la Vignale, nous amenons davantage que du luxe. Vignale est synonyme de service spécial. La sensation premium va au-delà des sièges en cuir. Quelqu’un va chercher et ramène les voitures pour l’entretien par exemple. Bref, le client qui opte pour la Vignale bénéficie d’une sorte de traitement VIP. La Vignale est davantage qu’un niveau d’équipement supérieur au Titanium.

L2F : Ford donne l’impression, jusqu’à présent, de montrer peu d’intérêt pour une percée dans le domaine des véhicules électriques et hybrides.
PB : Il existe une Focus électrique et une Mondeo hybride mais en effet jusqu’à présent, nous n’avons peut-être pas assez mis l’accent sur ce type de véhicule. Pour les propulsions alternatives, il faut choisir le moment approprié pour forcer une percée. Cela ne peut pas être trop tôt mais pas trop tard non plus. Le marché doit être mûr pour cela. En 10 ou 15 ans, la demande pour les véhicules électriques va croître spectaculairement. Et soyez-en sûr : Ford veut être leader à terme dans le segment des véhicules électriques, dans le domaine de la connectivité et en matière de conduite autonome. On a décidé d’investir 4,5 milliards de dollars dans ces domaines.

L2F : Au cours des dernières années, Ford a donné l’impression de rechercher avant tout des réductions de coûts. Nous pensons à la fermeture de Genk et à l’introduction de modèles qui ne proviennent pas d’implantations Ford européennes. La Ka+, l’Ecosport mais aussi l’Edge et la Mustang en sont quelques exemples.
PB : Réduire les coûts n’est pas une mauvaise chose puisque l’on enregistre maintenant un bénéfice en Europe de 1,2 milliard de dollars par an. De plus, nous vivons dans un marché mondial dans lequel les produits tels que la Mustang, le Transit et la Focus touchent un public planétaire. La nouvelle Fiesta, que nous pouvons découvrir ici aujourd’hui, ne s’exprimera pas seulement en Europe.

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