Essai Volkswagen Caravelle : navette VIP à neuf places
Avec une capacité de huit ou neuf places, la Caravelle s’adresse aux professionnels du transport de passagers à la recherche d’espace et de confort. Disponible avec un large choix de motorisations (diesel, hybride rechargeable et 100% électrique), elle devrait répondre à toutes les attentes. Qu’en est-il en réalité ?
Bien que basée sur la dernière génération du Volkswagen Transporter, la Caravelle n’a jamais été aussi proche d’un véhicule particulier qu’aujourd’hui. Conçue pour le transport régulier de passagers, elle s’adresse en priorité aux entreprises de navettes, aux hôtels, aux collectivités ou aux sociétés de transport privé. Son positionnement tarifaire plus accessible que celui du Multivan en fait une solution pragmatique pour les flottes, à condition d’accepter une approche plus fonctionnelle.
Deux longueurs
Avec 5,05 mètres de long et un empattement de 3,10 mètres, la Caravelle offre un espace intérieur particulièrement généreux. Une version à empattement long, portant la longueur totale à 5,45 mètres, est également proposée afin de répondre aux besoins des exploitations nécessitant un maximum de capacité. La largeur de 2,03 mètres (hors rétroviseurs) favorise l’aisance à bord, tandis que la hauteur de 1,98 mètre garantit une excellente garde au toit. En contrepartie, l’accès à certains parkings souterrains reste limité, un point à ne pas négliger en environnement urbain dense.
Partenariat avec Ford
Sur le plan du style, la Caravelle se distingue nettement de la génération précédente. Partageant sa plateforme avec le Ford Tourneo Custom, elle en reprend certaines proportions, notamment de profil. L’identité Volkswagen reste toutefois visible, grâce à une face avant spécifique et à des feux arrière en forme de C. L’ensemble demeure toutefois sobre et consensuel, sans recherche particulière de valorisation esthétique.
Montée en gamme
L’habitacle marque une réelle montée en gamme technologique. Le poste de conduite intègre une instrumentation numérique de 12 pouces et un écran central de 13 pouces, compatibles sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto dès l’entrée de gamme. L’accès et le démarrage sans clé sont également proposés de série, facilitant l’usage. En revanche, bien que complète, l’interface du système multimédia n’est pas toujours très rapide et manque parfois d’ergonomie.
Huit ou neuf places
À l’avant, la Caravelle propose, au choix, deux ou trois places tandis qu’on retrouve toujours six places à l’arrière. La modularité se montre toutefois plus basique que sur un Multivan : les rails de coulissement sont absents et seuls les sièges de la deuxième rangée sont extractibles individuellement, tandis que la troisième rangée se compose d’une banquette lourde et peu flexible.
TDI, eHybrid ou 100% électrique
L’offre de motorisations constitue l’un des points forts du modèle. Diesel TDI de 110 à 170 ch, hybride rechargeable de 232 ch ou version 100 % électrique offrant jusqu’à 380 km d’autonomie grâce à une mise à jour récente : la Caravelle couvre la majorité des besoins. Lors de notre essai en version diesel 170 ch à boîte automatique, le moteur s’est montré suffisamment performant pour une utilisation chargée, mais non exempt de vibrations. La consommation a oscillé entre 8,5/100 km sur autoroute et 13 l/100 km en usage urbain tandis que nous avons apprécié le confort amélioré, même à l’arrière.
Bilan fleet
S’adressant aux gestionnaires de flotte et aux conducteurs fleet recherchant espace et confort, la Volkswagen Caravelle s’impose comme un outil de travail efficace pour le transport de passagers. Il faudra tout de même s’affranchir d’un prix d’entrée de 44.409€ HTVA (53.734 € TVAC) qui grimpe très vite selon les motorisations et les équipements.