Sécurité routière : un record encourageant… mais les trottinettes électriques inquiètent
La Belgique a enregistré en 2024 le nombre de tués sur la route le plus bas jamais observé, avec 455 décès, soit 6 % de moins qu’en 2023. Un signal positif pour la sécurité routière, alors que le pays poursuit ses efforts pour réduire le nombre de victimes. Mais derrière ce bilan globalement encourageant, un autre constat retient l’attention : les accidents impliquant des trottinettes électriques repartent à la hausse. Vias a recensé 1.745 accidents de ce type en 2024, soit une progression de plus de 8 % par rapport à 2023. Trois usagers sont décédés sur place, un chiffre qui ne tient pas encore compte d’éventuels décès survenus dans les 30 jours suivant l’accident.
Des voitures toujours plus sûres
Ces bonnes statistiques concernant les accidents avec des véhicules sont notamment le résultat de la multiplication des zones à vitesse limitée dans les villages et les villes, mais aussi de l’augmentation du nombre de contrôles et de la présence des radars fixes et tronçons. Mais pas seulement. Selon Vias, les voitures jouent également un rôle prépondérant. Le fait qu’elles sont toujours mieux équipées de systèmes de sécurité et d’aide à la conduite les rend toujours plus sûres et permet aussi de réduire les accidents.
Le contraste entre les accidents de voitures et en trottinettes illustre une réalité de plus en plus visible dans l’espace public : si la mortalité routière recule à l’échelle nationale, les nouveaux usages de mobilité complexifient la lecture des statistiques. Les trottinettes électriques occupent désormais une place bien réelle dans les déplacements urbains et périurbains, mais leur intégration dans le trafic reste délicate, entre cohabitation avec les voitures, interactions avec les cyclistes et manque de lisibilité sur certaines infrastructures.
Pour les acteurs de la mobilité professionnelle, ce signal ne doit pas être sous-estimé. Car la question dépasse désormais la seule voiture de société. Les politiques de prévention doivent aussi tenir compte des nouveaux modes de déplacement utilisés pour les trajets domicile-travail ou les déplacements de proximité, en particulier dans les grandes villes. L’essor de la micromobilité impose donc une réflexion plus large sur le partage de la voirie, la formation des usagers et l’encadrement des pratiques.
