Fleet test BYD Atto 3 Evo : l’évolution technologique qui fait la différence
Le BYD Atto 3 Evo évolue là où cela compte vraiment pour les utilisateurs professionnels. Sans bouleverser son positionnement, le SUV électrique de BYD intègre des avancées technologiques majeures, à commencer par une architecture 800V et une puissance de recharge portée à 220 kW. De quoi renforcer son attractivité dans un contexte où le temps de recharge et l’efficience deviennent des critères décisifs pour les flottes.
La même...
Visuellement, difficile de parler de révolution. Le SUV, qui fait partie des trois premiers modèles commercialisés par le constructeur chinois chez nous, conserve ses lignes connues et son positionnement de véhicule familial rationnel. Une continuité assumée, qui traduit bien la philosophie du modèle : ne pas séduire par le style, mais convaincre par l’usage. Et sur ce point, l’Atto 3 Evo reste fidèle à lui-même.
On note toutefois de nouveaux bumpers à l’avant et à l’arrière, un nouveau design de feux stop et une nouvelle signature lumineuse arrière et un nouveau dessin du montant C pour réduire l’angle mort. A l’intérieur, l’évolution est aussi très subtile. Excepté le déplacement de la commande de boite derrière le volant, qui dégage de l’espace dans la console centrale et la suppression de la possibilité de faire pivoter l’écran central, il n’y a pas grand chose de nouveau.
...Vraiment?
Là où BYD frappe fort, en revanche, c’est sous la carrosserie. La batterie blade passe de 60 kWh à 74,88. L’arrivée de l’architecture 800V – unique sur un modèle de ce segment – marque un vrai tournant technologique. Elle permet non seulement d’améliorer l’efficience globale, mais surtout de faire un bond en avant en matière de recharge rapide (DC), désormais annoncée jusqu’à 220 kW. Concrètement, on parle d’un passage de 10 à 80 % en environ 25 minutes, ce qui repositionne clairement le modèle face à ses concurrents européens.
Côté technologies aussi, l’évolution est plus marquée. L’écosystème embarqué progresse, les aides à la conduite se renforcent et l’ensemble gagne en maturité. On sent que BYD affine son produit pour répondre aux attentes du marché européen, sans pour autant tomber dans la surenchère gadget. Non seulement, elle devient la première BYD à intégrer l’interface de Google pour son système d’infodivertissement – avec Google Maps, Hey Google, Youtube, Waze, Spotify, etc. Mais elle ajoute aussi de nouveaux systèmes de sécurité dont une caméra, placée sous le rétroviseur intérieur, qui scrute la banquette arrière et vérifie si vous n’avez pas oublié une personne ou un animal à l’arrière. Si c’est le cas, la voiture vous prévient via l’app BYD et enclenche automatiquement la ventilation à l’intérieur du véhicule. Bien entendu, cette caméra n’enregistre pas d’images.
Design ou Excellence
Deux versions sont proposées: la version Design – la plus fleet – à propulsion est dotée d’un moteur arrière unique qui développe une puissance de 230 kW (313 ch) et un couple de 380 Nm, tout en offrant une autonomie de 510 km en cycle mixte WLTP.
L’Excellence à transmission intégrale ajoute un moteur avant pour atteindre une puissance combinée de 330 kW (449 ch) et un couple de 560 Nm. Son autonomie est légèrement réduite à 470 km (WLTP).
Les deux versions de l’ATTO 3 EVO affichent une capacité de remorquage de 1,5 T et disposent de la technologie V2L (Vehicle-to-Load), qui permet d’alimenter des appareils externes avec une puissance pouvant atteindre 3 kW.
Le coffre reste inchangé au niveau de sa capacité (de 490 à 1.360 litres), mais sa forme a été revue. Et l’Atto 3 Evo ajoute un funk de 101 litres à l’avant. De quoi ranger les câbles de chargement, et bien plus!
Familiale mais pas pataude
La conduite reste facile et rassurante. Le véhicule se montre à l’aise dans toutes les situations : circulation urbaine, réseau secondaire ou autoroute. On retrouve ce côté “outil du quotidien” particulièrement réussi. Et pour ceux qui veulent un peu plus de répondant, le mode sport apporte une vraie différence. Les accélérations deviennent franches, voire surprenantes pour un SUV à vocation familiale, avec des performances qui peuvent descendre sous les 4 secondes pour le 0 à 100 km/h sur la version la plus puissante.
La consommation est maitrisée, avec une autonomie réelle qui dépasse les 500 km. Et qui semble tout à fait réalisable si on se réfère à notre première prise en main.
Reste un point perfectible : le confort de suspension. L’Atto 3 Evo conserve une certaine fermeté, parfois perceptible sur les irrégularités. Rien de rédhibitoire, mais suffisamment présent pour être noté, surtout dans une voiture à vocation familiale.
Dès 40.990 euros TVAC
Au final, cet Atto 3 Evo ne cherche pas à séduire émotionnellement. Ce n’est pas une voiture coup de cœur. Mais c’est peut-être justement ce qui fait sa force. Il s’impose comme un allié fiable, efficace et cohérent pour une utilisation quotidienne en électrique. Une voiture qui évolue intelligemment, sans se renier, et qui coche de plus en plus de cases dans un environnement fleet où la rationalité reste clé.
A l’heure d’écrire ces lignes, la commercialisation n’a pas encore débuté – elle débutera le 18 avril – et les tarifs en leasing ne sont pas encore connus. Il n’est donc pas possible de calculer son TCO. Mais son tarif a par contre été annoncé: 40.990€ TVAC pour la version d’entrée de gamme Design proposée uniquement en traction arrière et 43.990€ TVAC pour la version AWD en finition Excellence.
