Publié le 7 mai 2026 à 09:38
par Damien Malvetti

Budget mobilité : les partenaires sociaux veulent recadrer les frais de logement

Le débat autour du budget mobilité prend une tournure plus politique. Dans un avis commun récent rendu au Conseil national du Travail (CNT) et au Conseil central de l’Économie (CCE), les partenaires sociaux soutiennent globalement la volonté du gouvernement Arizona d’élargir le système, mais demandent plusieurs ajustements importants. Et un point cristallise particulièrement les discussions : les frais de logement. Car derrière le consensus apparent sur la généralisation du budget mobilité se cache une préoccupation de plus en plus claire des organisations patronales et syndicales : éviter que le système ne dérive vers un outil d’optimisation salariale.

budget mobilité – frais de logement

Un soutien à la généralisation… avec conditions

Les partenaires sociaux ne remettent pas en cause le principe d’une généralisation progressive du budget mobilité pour les employeurs proposant des voitures de société. Ils reconnaissent même que le système constitue désormais un élément structurant des politiques de mobilité en entreprise.

Mais ils demandent davantage de pragmatisme dans le calendrier et dans les obligations imposées aux PME. Les exemptions prévues pour les petites structures et les délais supplémentaires accordés aux entreprises de moins de 50 travailleurs traduisent cette volonté d’éviter une mise en œuvre trop brutale.

L’avis montre surtout que les partenaires sociaux veulent préserver une certaine flexibilité pour les entreprises confrontées à des réalités opérationnelles différentes, notamment pour les fonctions fortement mobiles.

Les frais de logement dans le viseur

Le message devient beaucoup plus ferme concernant le remboursement des frais de logement via le pilier 2. Les partenaires sociaux constatent que cette possibilité est devenue l’un des usages dominants du budget mobilité. Une évolution largement alimentée par le télétravail et par l’avantage fiscal particulièrement attractif du système.

Ce n’est pas anodin. Depuis plusieurs semaines, le débat autour du remboursement des frais de logement revient régulièrement dans nos colonnes et nos articles. L’avis rendu par les partenaires sociaux confirme que cette évolution inquiéte.

Leur proposition est claire : plafonner les dépenses liées au logement à maximum 50 % du budget mobilité. Une manière de recentrer le système sur sa vocation mobilité, sans supprimer totalement un avantage devenu extrêmement populaire auprès des travailleurs.

Une évolution du package salarial

Cet avis envoie surtout le message au monde politique que le cadre légal du budget de mobilité doit être revu sur certains points avant son déploiement plus global par les entreprises début 2027. Cela sans pour autant remettre en cause l’importance du dispositif et d’une évolution du système de la voiture de société.

Le succès massif des frais de logement révèle une transformation plus profonde des attentes des travailleurs belges. Beaucoup ne cherchent plus uniquement une solution de mobilité, mais davantage de liberté dans l’utilisation de leur package salarial.

Damien Malvetti

Damien Malvetti, rédacteur de cet article

Damien Malvetti a une formation de journaliste et est passionné par les voitures, la technologie et la mobilité. Il est responsable du contenu éditorial de link2fleet et possède une connaissance approfondie du secteur des flottes et de la mobilité électrique.

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