EV Belgium- « Un cap historique franchi : 50 % des véhicules immatriculés sont électriques, la continuité est désormais cruciale »
Pour la première fois, selon la FEBIAC, plus d’une voiture sur deux nouvellement immatriculée en Belgique était entièrement électrique. EV Belgium qualifie les 50,9 % enregistrés en septembre de tournant historique, mais pas d’aboutissement définitif. Les chiffres montrent qu’une politique cohérente, une offre croissante et des années d’investissements dans les infrastructures de recharge portent leurs fruits. Le message de la fédération sectorielle est donc clair : maintenir la continuité et orienter les prochains efforts politiques l’accès à la mobilité électrique pour un plus grand nombre de familles et d’entreprises : pour les familles, grâce au leasing privé, à un marché de l’occasion plus dynamique et au leasing social ; et pour les entreprises, grâce à l’électrification des camionnettes et des camions, un domaine dans lequel la Belgique accuse un retard par rapport à ses pays voisins.
Selon les nouveaux chiffres de la FEBIAC, les voitures entièrement électriques ont atteint en septembre une part de marché de 50,9 %, contre 46,2 % en août. Sur les neuf premiers mois de 2026, cette part s’élève à 39,1 %. Chez les particuliers également, un seuil important a été franchi pour la première fois : 20,2 % de leurs voitures neuves étaient entièrement électriques. La FEBIAC parle elle-même d’un tournant historique.
« Le fait que plus de la moitié des véhicules soient électriques est une étape historique, mais ce n’est pas une fin en soi. Un mois record ne signifie pas que la transition est achevée. C’est avant tout un signal fort qui montre que la voie choisie par la Belgique ces dernières années fonctionne. Nous devons désormais garantir la continuité et la prévisibilité », déclare Philippe Vangeel, directeur d’EV Belgium.
Les pouvoirs publics et le secteur ont tenu leurs engagements
Ces dernières années, l’électrification rapide du marché automobile belge a été largement portée par les véhicules de société. Une politique fiscale claire a donné des perspectives aux entreprises, aux salariés, aux sociétés de leasing et aux constructeurs. Parallèlement, un particulier sur cinq achète désormais une voiture électrique, à mesure que l’offre s’élargit et que la conduite électrique devient très attractive financièrement. L’infrastructure de recharge s’est également développée. Ces dernières années, les membres d’EV Belgium ont considérablement investi dans les infrastructures publiques, privées et de recharge rapide afin de rendre cette transition possible. Le secteur continue d’investir pour soutenir la croissance du parc automobile électrique et garantir ainsi la continuité de la transition.
Ainsi, M. Vangeel affirme que « les voitures arrivent alors que le secteur des bornes de recharge n’a pas attendu de savoir qui de la poule ou de l’œuf serait venu en premier. Nos membres ont développé l’infrastructure et continuent d’investir pour la prochaine phase. La continuité de la politique donne au secteur la confiance supplémentaire nécessaire pour continuer à le faire. »
La crise pétrolière actuelle nous rappelle en outre que la mobilité électrique ne relève pas seulement de la politique climatique, mais touche également au pouvoir d’achat, à l’indépendance énergétique et à la géopolitique. Une moindre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles importés rend également notre mobilité moins vulnérable aux chocs géopolitiques et à la volatilité des cours internationaux du pétrole. EV Belgium avait déjà souligné l’avantage structurel d’une moindre dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles, par opposition à des mesures temporaires à la pompe.
« Nous ne choisissons pas où éclatera la prochaine crise pétrolière et nous ne déterminons pas non plus le prix du pétrole. En revanche, nous pouvons choisir dans quelle mesure nous voulons continuer à en dépendre », souligne Philippe Vangeel.
Continuité : ne changez pas un cadre qui fonctionne en cours de route
Selon EV Belgium, ces chiffres soulignent en outre l’importance d’une politique stable et prévisible. Pour les véhicules de société zéro émission, un parcours fiscal clair est aujourd’hui défini, dans le cadre duquel la déductibilité évoluera progressivement au cours des prochaines années. Cette perspective à long terme a permis aux entreprises, aux salariés et aux sociétés de leasing d’adapter leurs choix et leurs investissements en conséquence. EV Belgium demande donc que cette trajectoire convenue ne soit pas modifiée à chaque fois. Il en va de même pour d’autres éléments de la fiscalité des véhicules de société, tels que l’avantage de toute nature. Les entreprises, les salariés et les sociétés de leasing prennent des décisions pour plusieurs années et ont donc besoin d’un cadre fiable à long terme.
Les nouvelles taxes doivent elles aussi aller systématiquement dans le même sens. Concernant la vignette routière prévue, EV Belgium avait déjà averti qu’un système qui n’encourage pas suffisamment la mobilité zéro émission constitue une occasion manquée. La question n’est pas de savoir si les voitures électriques doivent contribuer au financement des infrastructures, mais comment organiser cela sans ralentir inutilement la transition vers le zéro émission.
« Ces chiffres nous montrent que les mesures politiques sont nécessiare et qu’une politique prévisible porte ses fruits. Il convient donc de respecter la trajectoire fiscale convenue et d’offrir aux entreprises et aux ménages une sécurité à long terme. Aujourd’hui, les citoyens et notre écosystème ont avant tout besoin de continuité. »
La prochaine étape : impliquer tout le monde
Le chiffre de 20,2 % chez les acheteurs particuliers constitue également une avancée importante et historique, mais il montre en même temps tout le potentiel qui reste à exploiter. La prochaine étape doit donc consister à accélérer l’accès à la mobilité électrique pour un plus grand nombre de familles, grâce au leasing privé, à un marché de l’occasion des véhicules électriques plus dynamique et au leasing social. En août, EV Belgium avait déjà appelé le gouvernement fédéral à mettre en place un système belge de leasing social pour les voitures électriques neuves comme d’occasion.
« Le mois de septembre montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque la politique, le marché et les infrastructures vont dans le même sens. Nous devons désormais poursuivre sur cette lancée : ne pas remettre en cause le cadre politique existant, mais veiller à ce que les acheteurs particuliers puissent eux aussi profiter pleinement des avantages de la conduite électrique », conclut Philippe Vangeel.