Publié le 30 octobre 2026 à 11:34
par Kevin Kersemans
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Fleet test Isuzu D-Max 2.2 Diesel: plus de cylindrée, plus d’ardeur au travail

De l’Isuzu D-Max, il existe une variante full électrique, mais la version thermique n’est pas encore vouée à disparaître. Bien au contraire: le constructeur japonais veut armer encore mieux son pick-up face aux travaux les plus lourds en l’équipant d’un nouveau moteur diesel de 2,2 litres et d’une transmission automatique à 8 rapports. Pas forcément avec davantage de chevaux, mais avec davantage de puissance de traction à bas régime. link2fleet a pris en main ce nouveau D-Max pour tester ses capacités sur un parcours off-road.

Isuzu D-Max 2027 Off-Road 0009

Le downsizing est déjà depuis un certain temps le mot d’ordre pour les motorisations thermiques, mais Isuzu a choisi de prendre la direction opposée avec son D-Max renouvelé. Le moteur 1,9 turbo diesel fiable laisse finalement place à un tout nouveau 4 cylindres d’une cylindrée de 2,2 litres. Il répond au nom de MaxForce RZ4F et développe 163 ch et 400 Nm (contre 360 pour le 1,9).

L’objectif d’Isuzu n’était toutefois pas de gagner en puissance. Les ingénieurs se sont concentrés sur la disponibilité du couple à bas régime. Selon le constructeur, le nouveau moteur délivre jusqu’à 60 % de force de traction supplémentaire à 1.000 tr/min par rapport à son prédécesseur. Une différence qui devrait particulièrement se faire sentir lors des démarrages avec une remorque lourdement chargée ou dans les montées.

D’après Isuzu, la plus grande cylindrée a surtout des avantages en matière de durabilité. Du fait que le moteur doit travailler moins dur pour délivrer les mêmes prestations, les pièces du mécanisme sont beaucoup moins sollicitées. Il restera évidemment à vérifier si cela se traduit aussi par des frais d’entretien moins élevés et une durée de vie plus longue sur la durée.

Deux vitesses supplémentaires

En plus du nouveau moteur diesel, Isuzu introduit aussi une nouvelle boite automatique à 8 rapports, qui remplace l’ancienne à 6 rapports. Grâce à ces deux rapports supplémentaires, le moteur peut fonctionner plus souvent dans sa plage de régime optimale. Sur autoroute par exemple, le moteur tourne à un régime moins élevé, tandis que l’étagement plus rapproché des rapports devrait permettre des accélérations plus fluides. Pour ceux qui préfèrent passer les vitesses eux-mêmes, une boite manuelle à 6 rapports reste disponible sur certaines versions.

Notre véhicule d’essai était toutefois équipé de la nouvelle boîte automatique, qui améliore effectivement le confort de conduite. Nous avons pu mettre ses capacités de franchissement à l’épreuve sur le parcours tout-terrain exigeant du Domaine de Bilstain. Grâce à sa transmission intégrale enclenchable, proposant différents modes de fonctionnement, à son blocage de différentiel et à son système d’aide à la descente, le D-Max s’en est sorti avec brio.

Sur route également, le nouveau souffle du D-Max se fait sentir. Malgré l’augmentation de la cylindrée, Isuzu annonce une consommation inférieure à celle de l’ancien moteur 1.9. Dans la pratique, nous avons toutefois relevé une consommation légèrement supérieure à celle enregistrée lors de notre précédent essai de cette motorisation. Un résultat qui s’explique évidemment par l’importante portion de conduite tout-terrain intégrée cette fois à notre parcours d’essai.

Toujours autant taillé pour le travail

Les caractéristiques fondamentales du D-Max restent pratiquement inchangées. Le pick-up japonais demeure fidèle à son robuste châssis en échelle et à sa transmission intégrale enclenchable (même s’il reste, étonnamment, disponible en version à deux roues motrices, avec propulsion arrière uniquement). Des caractéristiques qui le distinguent des SUV au look certes baroudeur, mais qui ne sont pas nécessairement conçus pour transporter quotidiennement de lourdes charges.

Outre son nouveau moteur et sa nouvelle boîte de vitesses, le D-Max bénéficie également de quelques légères évolutions esthétiques. À bord, l’instrumentation numérique est désormais de série, y compris sur les versions d’entrée de gamme.

Avec une capacité de remorquage de 3.500 kg (remorque freinée), le D-Max reste particulièrement adapté à la traction de lourdes remorques, de machines ou de plateaux porte-engins. Sa charge utile peut atteindre 1.190 kg, selon la version. Il s’adresse ainsi notamment aux entrepreneurs du bâtiment, aux exploitants agricoles, aux installateurs et à tous les professionnels qui recherchent un véhicule capable d’évoluer aussi bien sur route que sur les terrains les plus difficiles.

Le D-Max conserve par ailleurs un atout devenu rare sur le marché belge des pick-up : il reste disponible en trois configurations de carrosserie, Single Cab, Extended Cab et Double Cab. De quoi permettre aux clients de privilégier soit une capacité de chargement maximale, soit des places assises supplémentaires pour transporter des collègues ou des membres de la famille.

Une attention portée à la sécurité

Si le D-Max conserve son caractère utilitaire, il ne fait pas pour autant l’impasse sur les technologies modernes. Son système d’aide à la conduite Intelligent Driver Assistance System (IDAS) comprend notamment le freinage automatique d’urgence, le régulateur de vitesse adaptatif et un dispositif destiné à limiter les mouvements de lacet d’une remorque. Une caméra à 360° figure également parmi les équipements disponibles.

Cette dernière est loin d’être un luxe superflu à bord d’un pick-up aussi imposant, régulièrement amené à manœuvrer sur des chantiers exigus ou dans des parkings étroits. Le D-Max peut par ailleurs se prévaloir d’une note de cinq étoiles aux crash-tests Euro NCAP, même si celle-ci concerne la génération du modèle précédemment testée.

Bilan fleet

L’Isuzu D-Max 2.2 Diesel choisit délibérément de nager à contre-courant. Alors que l’électrification et le downsizing toujours plus poussé dominent l’industrie automobile, Isuzu fait le choix – parallèlement à sa version 100 % électrique du D-Max – d’un moteur diesel de plus grosse cylindrée, conçu avant tout pour offrir de meilleures performances à bas régime.

Pour les professionnels qui tractent régulièrement de lourdes remorques ou évoluent sur des terrains difficiles, ce choix se justifie pleinement. Avec sa capacité de remorquage de 3,5 tonnes, son robuste châssis en échelle, sa transmission intégrale et sa garantie de cinq ans, le D-Max présente, sur le papier, de solides arguments pour répondre à certains besoins professionnels spécifiques.

En revanche, un pick-up diesel traditionnel ne constitue pas nécessairement la solution la plus pertinente pour toutes les flottes. C’est particulièrement vrai en Belgique, où la fiscalité des véhicules de société et l’électrification croissante des parcs automobiles pèsent de plus en plus lourd dans les décisions d’achat. Le D-Max devra donc avant tout convaincre les professionnels qui ont réellement besoin de ses capacités hors du commun et qui sauront les exploiter au quotidien.

Fiche technique Isuzu D-Max 2.2 4x4 AT Double Cab

Puissance 120 kW/163 ch
Couple 400 Nm  
Consommation WLTP 9,0 l/100 km  
Consommation testée   10,5 l/100 km  
Capacité de charge/remorquage 1.050-1.065/3.500 kg 
Masse Maximale autorisée 3.100 kg 
Dimensions (L/l/h)  5.280/1.870/1.810 mm 
Dimensions de bac de chargement (Lxl)  1.495 x 1.530 mm 
Prix de base HTVA 41.525 €
Kevin Kersemans

Kevin Kersemans, rédacteur de cet article

Kevin Kersemans est journaliste automobile avec plusieurs décennies d’expérience au compteur. Sa passion pour les voitures et tout ce qui fonctionne sur roues remonte à son enfance. Pour link2fleet, Kevin suit principalement l’actualité automobile et teste les dernières nouveautés.

Cet article parle de : Essais fleet, LCV, Véhicules
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