Hyundai Ioniq 3 : elle sort du lot
Avec sa nouvelle Ioniq 3, une compacte électrique qui devrait coûter moins de 30.000 € TVAC, Hyundai a osé prendre des risques. Elle se place entre deux segments et ce n’est pas SUV ! Son style nous a semblé très rafraichissant.
Comme prévu, le Concept Three, qu’on a pu apercevoir au dernier Salon de Bruxelles, a donné naissance à la Hyundai Ioniq 3. Et sur le plan stylistique, la marque coréenne n’a pas déçu, en respectant les lignes du concept. À tel point que Hyundai a choisi la Design Week de Milan pour présenter son nouveau modèle électrique compact.
Où la placer ?
Hyundai nomme ce design original « Aero Hatch ». Ce n’est pas un SUV, pas vraiment une berline, ni un coupé à la ligne de toit plongeante. Certains se rappelleront peut-être, en la voyant, de la Hyundai Veloster née en 2011.
La signature lumineuse à l’avant est un mélange entre le Concept Three et les dernières créations de la marque. Dans tous les cas, on la reconnaitra aisément dans l’obscurité grâce à ses 4 carrés lumineux à l’avant, mais aussi à l’arrière, là où le spoiler s’étend sur toute la largeur dans la finition haut de gamme dynamique N-Line. Sur les autres finitions, ce spoiler se montrera un peu plus discret, plus étroit.
« Pleos »
À bord, cette Ioniq 3 offre une belle sensation d’espace pour une compacte de 4,15 m de long. Petit volant, petit compteur et écran multimédia de 12,9 ou 14,6 pouces. Ce dernier cache le tout nouveau système « Pleos » de Hyundai qui intègre Android Automotive. Cela ne veut pas dire que Google Maps sera utilisé comme navigation car, en la matière, Hyundai continuera à travailler avec un autre fournisseur. En revanche, cela signifie qu’il sera plus facile d’intégrer certaines applications, en plus de pouvoir développer des applications tout au long de la vie du véhicule.
La console centrale regorge d’astuces : un porte-gobelet qu’on peut enlever facilement afin d’y glisser une grande bouteille ou une gourde, des accès faciles pour passer des câbles USB-C, une charge à induction, un vide-poche central, etc. En optant pour les « sièges relaxants », on bénéficie de sièges chauffants et ventilés à l’avant mais aussi de sièges chauffants à l’arrière.
Hyundai tient à garder quelques commandes physiques, autant au volant que sur le meuble de bord et on apprécie. Seul côté négatif : la qualité des matériaux nous a semblé faiblarde, avec beaucoup de plastiques durs un peu partout. À confirmer sur les versions de production car nous avons fait connaissance avec un prototype.
Les passagers arrière profitent d’un bel espace aux jambes également avec possibilité d’incliner les dossiers sur 2 positions. Pour la tête, le toit est creusé des deux côtés gauche et droit. Malgré ça, les plus grands formats se sentiront peut-être légèrement à l’étroit.
Avec 441 l, dont 119 l de « Megabox » sous le plancher (une astuce lancée par Ford avec le Puma), le coffre est plutôt généreux pour une voiture si compacte.
Proche des 500 km
En admirant la robe de la Hyundai Ioniq 3, on ne se douterait pas que les aspects techniques sont partagés avec la Kia EV2. Batteries et moteurs sont identiques : 42,2 kWh/147 ch avec une autonomie proche des 344 km ou 61 kWh/136 ch pour la version Long Ranche approchant les 496 km. Ces chiffres d’autonomie ont été mis à jour par Hyundai après le tournage de la vidéo ci-dessous.
La recharge rapide de 10 à 80% est annoncée en 29 minutes environ. En option, il sera possible d’opter pour un chargeur embarqué de 22 kW.
La production démarrera fin août en Turquie avec les premières livraisons prévues en septembre pour un prix avoisinant les 30 000 € TVAC.
Avec sa belle autonomie et son positionnement atypique, cette Hyundai Ioniq 3 pourrait rencontrer un beau succès, surtout pour ceux qui veulent se démarquer en optant pour une autre carrosserie qu’un SUV. Assez compacte pour être pratique en ville, elle devrait également convenir aux jeunes familles. Elle sort du lot et nous, on apprécie.

