Publié le 20 avril 2026 à 13:00
par Kevin Kersemans
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Mercedes Classe C électrique: cadeau d’anniversaire

Maintenant que BMW a lancé sa i3, Mercedes ne reste pas les bras croisés: la marque à l’étoile, qui fête cette année son 140e anniversaire, vient de dévoiler la nouvelle Classe C, entièrement électrique. Et en attendant les premiers essais routiers, link2fleet a déjà pu la découvrir.

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Avant l’engouement pour les SUV, la Classe C était l’un des modèles les plus vendus de Mercedes, mais compte tenu de l’électrification croissante des flottes professionnelles, il devenait peu à peu nécessaire de proposer une version entièrement électrique pour assurer son avenir, d’autant plus que son rival de toujours, BMW, venait de dévoiler sa i3.

La Classe C à batterie est désormais disponible. Mieux encore : cette toute nouvelle génération est exclusivement électrique. Toutefois, tout comme pour le nouveau GLC électrique, le modèle actuel équipé de moteurs à combustion continuera pour l’instant à être commercialisé.

Base identique au GLC

La Classe C électrique est d’ailleurs basée sur la même plateforme MB.EA que le GLC, une plateforme qui est dérivée de la base MMA qu’on connaît déjà sur les CLA et CLA Shooting Brake. Cela signifie entre autres que l’empattement de cette Classe C électrique est équivalent à celui de son cousin SUV: 2,96 mètres, soit 10 cm de plus que celui de la Classe C actuelle. D’ailleurs, de profil, on remarque bien que les roues sont vraiment repoussées vers les extrémités de la carrosserie.

Cela a des répercussions positives sur l’habitacle, notamment à l’arrière, où les passagers bénéficient de 12 mm d’espace supplémentaire pour les jambes. Par ailleurs, la version électrique à quatre portes est également nettement plus longue que son homologue à essence : sa carrosserie s’étend sur 4,88 mètres, ce qui ne la place qu’à sept centimètres de la Classe E ou de l’EQE. À propos de cette dernière, de profil, cette nouvelle Classe C lui ressemble légèrement.

GT Fastback?

Visuellement, la Classe C électrique se distingue clairement du modèle à essence, notamment à l’arrière. Pour cette partie arrière, Mercedes utilise les termes « GT » et « fastback ». On remarque en tout cas une ligne de toit très inclinée. Mais pour être clair, tout comme l’EQE (mais contrairement à l’EQS), cette Classe C est une quatre portes, car la lunette arrière est fixe.

Cela présente toutefois l’inconvénient, dans ce cas précis, que le couvercle du coffre soit un peu court, ce qui limite quelque peu l’accès. Quoi qu’il en soit, le volume s’élève tout de même à 470 litres. À cela s’ajoutent 101 litres provenant du coffre avant, qui, tout comme sur le GLC, s’ouvre facilement (en appuyant sur le logo horizontal) et se referme tout aussi facilement (grâce à une poignée située à l’intérieur du volet). Le coffre avant est suffisamment grand pour accueillir une valise à roulettes ou un pack de bière… ou bien sûr les câbles de recharge.

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Par ailleurs, cette Classe C est, après le GLC, le deuxième modèle à arborer la « Iconic Grille », une interprétation moderne de la calandre classique de Mercedes. Ici aussi, les contours et le logo sont éclairés, conformément à la tendance actuelle. Tout comme sur le GLC, la calandre comporte une série de petits carrés qui peuvent également être éclairés. Pas d’étoiles donc, contrairement à la CLA et au GLB. On retrouve toutefois cette forme d’étoile pour les feux de jour/clignotants, une signature lumineuse qui se retrouve également dans les feux arrière.

Super ou Hyper?

À l’intérieur, les similitudes avec le GLC électrique se poursuivent, à commencer par l’Hyperscreen optionnel de 99,3 cm. De série, vous disposez du Superscreen, composé de trois écrans distincts sous un seul verre. Derrière cet Hyperscreen ou ce Superscreen, la nouvelle Classe C intègre également la toute dernière version du MB.OS et du MBUX. Les possibilités de personnalisation sont presque infinies et le système utilise désormais l’IA, ce qui vous permet de converser naturellement avec la voiture.

Le système de navigation utilise la réalité augmentée. Le luxe et le confort sont également au rendez-vous, avec en option un son 4D, où les sièges peuvent même générer des vibrations pour parfaire l’expérience auditive. La Classe C a également pour ambition d’être la voiture la plus sûre de son segment, avec jusqu’à 11 airbags, dont un airbag central et un airbag genoux également pour le passager avant.

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400 4Matic

Tout comme le GLC, cette C est lancée en version 400 4Matic, avec un moteur électrique à l’avant et un autre à l’arrière, pour une puissance cumulée de 489 ch et 800 Nm. Le moteur avant n’est toutefois activé qu’en cas de besoin, afin de réduire la consommation. Pour accroître encore l’efficacité, notamment à grande vitesse, un différentiel à deux rapports est installé sur l’essieu arrière.

La batterie a une capacité de 94,5 kWh et grâce à sa technologie 800 volts, elle atteint une puissance de recharge de 330 kW, de quoi permettre de récupérer 320 km en 10 minutes dans des conditions idéales. Pour pouvoir recharger de façon optimale à une borne rapide de 400 volts, il faut aussi commander une transformateur en option.

Jusqu'à 760 km

Pour cette version, Mercedes annonce une autonomie jusqu’à 760 km. La C 400 4Matic est donc légèrement plus puissante que la version équivalente de la BMW i3, mais en matière de recharge en courant continu et d’autonomie, elle doit s’incliner devant cette dernière, puisque la BMW affiche respectivement 400 kW et 900 km.

Pour finir, précisons que cette Classe C, tout comme la GLC, peut être équipée en option d’une direction à quatre roues motrices et d’une suspension pneumatique Airmatic à amortissement prédictif. Dans cette configuration, Mercedes la présente comme la Classe C la plus sportive jamais conçue, offrant le confort d’une Classe S.

D’autres versions, plus « adaptées aux flottes », suivront l’année prochaine, notamment une version à propulsion arrière offrant une autonomie d’« environ 800 km ». Le prix de la Classe C entièrement électrique n’est pas encore connu à l’heure actuelle.

Kevin Kersemans

Kevin Kersemans, rédacteur de cet article

Kevin Kersemans est journaliste automobile avec plusieurs décennies d’expérience au compteur. Sa passion pour les voitures et tout ce qui fonctionne sur roues remonte à son enfance. Pour link2fleet, Kevin suit principalement l’actualité automobile et teste les dernières nouveautés.

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