Rodolphe Terlinden, DG Powerdot Belgium : « Ce n’est pas nécessaire d’avoir des pics de puissance si élevés »
Depuis peu, plus de 7 000 bornes Powerdot en Belgique, en France, en Espagne et en Pologne sont compatibles avec Plug & Charge. Les conducteurs de véhicules électriques compatibles peuvent ainsi lancer une recharge en branchant simplement leur véhicule à une borne Powerdot. L’opérateur de recharges rapides progresse dans divers pays européens, dont la Belgique. En s’entretenant avec Rodolphe Terlinden, General Manager Belgium chez Powerdot, link2fleet a eu l’opportunité de recueillir quelques informations clés, notamment concernant les défis liés à l’installation de bornes en Belgique.
link2fleet : Après 1 an et demi à la tête de Powerdot Belgique, quel bilan dressez-vous et quels ont été les plus gros défis à relever ?
Rodolphe Terlinden : « Le bilan est positif. 200 points de recharge sont actifs en Belgique, dont les premiers en Flandre. Notre récent accord avec Immo Mousquetaires permet également de se développer sur les parkings des magasins Intermarché. Notre équipe à Bruxelles compte maintenant 10 personnes pour réduire le temps de déploiement de nos points de recharge, ce qui reste notre principal défi. »
l2f : La congestion du réseau constitue aussi un défi pour la réalisation de nouveaux projets. Où en est-on aujourd’hui ?
R.T. : « Les contrats flexibles modulant la distribution de l’électricité en fonction de la demande ainsi que l’arrivée des batteries sur certains lieux de recharge permettent de contourner cette problématique. »
l2f : Quelle est la puissance moyenne délivrée par vos stations actuellement ?
R.T. : « 200 kW par point de charge, ce qui est excellent d’après nous étant donné que le pic de puissance de 85% du parc automobile électrique se situe actuellement à 170 kW. Nous sommes acteur de la recharge à destination, pas de recharge en route. C’est donc, d’après nous, un bon équilibre. »
Pour installer ses bornes de recharge, Powerdot collabore avec des supermarchés, restaurants et centres commerciaux. On parle ici de recharge « à destination » et pas « en route ».
l2f : Comment réagissez-vous quand vous voyez certains constructeurs développer des bornes capables de délivrer entre 1.500 (BYD) et 2.350 kW (Geely) de puissance ?
R.T. : « Pour de la recharge à destination comme nous le proposons chez Powerdot, quand vous faites vos courses ou que vous allez manger un bout, ce n’est pas nécessaire d’avoir des pics de puissance si élevés. »
l2f : Affichage et transparence des prix : où en êtes-vous ?
R.T. : « Chez Powerdot, nous appliquons un tarif uniquement sur l’énergie consommée, c’est-à-dire un tarif au kWh. Peu importe le moyen de paiement, que ce soit via badge – 12 millions de badges compatibles en Europe – ou en scannant un QR code, les tarifs sont toujours affichés. »
l2f : Y a-t-il une offre B2B en cours de lancement ou déjà existante ?
R.T. : « Oui. La voie d’accès spécifique peut varier selon le partenariat et l’offre. Powerdot travaille avec des eMSP et d’autres partenaires de mobilité (plus de 300 plateformes de mobilité comme DKV Mobility, Shell Recharge, Chargemap, Edenred, etc, NDLR). Nous développons des tarifs dédiés aux flottes avec nos partenaires, qui peuvent être intégrés aux outils déjà utilisés par les entreprises et les conducteurs. Les conducteurs accèdent ensuite au réseau public de recharge de Powerdot selon les conditions convenues avec ce partenaire. »