Publié le 12 octobre 2026 à 09:30
par Damien Malvetti
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smart #2 : le retour de la citadine deux places, annoncée sous les 20.000 euros

Avec la #2, smart revient à ses racines : une voiture électrique ultracompacte, conçue pour deux occupants et les déplacements urbains. Au programme : 2,74 mètres de long, une autonomie annoncée autour de 290 km et une recharge rapide. De quoi intéresser les flottes à la recherche d’un véhicule adapté à la ville ? Nous avons découvert un exemplaire de présérie, juste avant sa présentation officielle au Mondial de Paris.

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Après avoir élargi sa gamme avec des modèles nettement plus imposants, smart renoue avec la formule qui a fait sa réputation à la fin des années 1990. La nouvelle #2 reprend les fondamentaux de la petite smart : deux places, des porte-à-faux très courts et des roues repoussées aux extrémités de la carrosserie. Le tout avec une motorisation exclusivement électrique.

La répartition des rôles reste fidèle à celle des modèles récents de la marque : la technologie a été développée par le groupe Geely, tandis que le design est signé par l’équipe mondiale de Mercedes-Benz. Le résultat joue sur la filiation avec les anciennes générations, tout en intégrant des éléments du style actuel de smart, comme le toit visuellement flottant. À l’arrière, les feux évoquent quant à eux la forme du logo de la marque.

Une petite voiture pensée pour la ville

Avec ses 2,74 mètres de long, la smart #2 assume pleinement sa vocation urbaine. L’objectif consiste à limiter l’espace occupé sur la route et en stationnement, tout en préservant celui des occupants.

La maniabilité figure logiquement parmi ses priorités, avec un braquage particulièrement court annoncé lors de la présentation. La marque met également en avant une répartition des masses de 50/50 et une suspension arrière indépendante à cinq bras, une configuration peu courante sur une voiture de ce format. Il faudra toutefois patienter jusqu’à un premier essai routier pour juger du confort, du comportement et de l’agrément de conduite. Le véhicule découvert ici est encore un exemplaire de préproduction.

Environ 290 km d’autonomie annoncée

La #2 repose sur une nouvelle plateforme électrique développée spécifiquement pour elle. Elle accueille une batterie de 35,8 kWh, pour une autonomie visée d’environ 290 km en cycle mixte WLTP. Ce chiffre reste à confirmer par l’homologation.

Pour une voiture d’abord destinée aux déplacements urbains, cette autonomie pourrait couvrir plusieurs journées d’utilisation sans recharge, selon les distances parcourues. Elle devrait aussi permettre d’envisager des trajets dépassant le strict périmètre de la ville.

La recharge rapide constitue à cet égard une évolution importante. Dotée d’une architecture de 400 volts, la #2 accepte une puissance maximale annoncée de 65 kW en courant continu. Le passage de 10 à 80 % demanderait environ 20 minutes dans les conditions adéquates. En courant alternatif, la puissance de recharge est de 7,4 kW de série. Un chargeur de 11 kW sera proposé en option, un équipement à considérer pour les entreprises disposant de bornes compatibles sur leur site.

Un habitacle soigné et astucieux

À bord, la présentation combine des références aux anciennes smart et des éléments empruntés aux modèles actuels. Le conducteur dispose d’une instrumentation numérique de 8,8 pouces, complétée par un écran central de 10,1 pouces. Quelques commandes physiques subsistent sous cet écran ainsi que sur le volant.

La qualité perçue constitue l’une des bonnes surprises de cette première rencontre. Les revêtements et les finitions de l’exemplaire présenté donnent une impression soignée, particulièrement dans cette catégorie de petites voitures électriques.

L’aménagement réserve également plusieurs astuces. L’absence de console centrale fixe séparant les jambes des occupants facilite le passage d’un côté à l’autre de l’habitacle. Un avantage très concret lorsque la voiture est stationnée le long d’un mur et que l’on souhaite sortir par la porte opposée.

Des rangements, une sangle de maintien et des points de fixation pour accessoires complètent cet intérieur. Un emplacement de recharge par induction pour smartphone et deux ports USB, de types A et C, sont également présents sur la planche de bord .

Un coffre de 305 litres

Malgré son faible encombrement, la smart #2 annonce un coffre de 305 litres. Son accès reprend une solution pratique : la vitre arrière peut s’ouvrir séparément pour déposer rapidement un objet, tandis que la partie inférieure s’abaisse pour faciliter le chargement.

Un espace sous le plancher permet notamment de ranger les câbles de recharge. Des accessoires de rangement supplémentaires sont également prévus.

Selon les informations communiquées lors de la présentation, la partie inférieure de l’ouverture peut supporter jusqu’à 190 kg, permettant par exemple à deux personnes de s’y asseoir à l’arrêt. La fonction Vehicle-to-Load permet en outre d’alimenter des appareils électriques à partir de la batterie du véhicule.

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La cellule Tridion évolue

La sécurité reste un élément central de l’identité de smart. La #2 reprend le principe de la cellule de protection, désormais baptisée Tridion Cell Evo, avec une structure composée à 78 % d’acier à haute résistance. Sept airbags, des ceintures de sécurité évoluées et une protection multicouche de la batterie complètent le dispositif annoncé.

Sous les 20.000 euros en Belgique

Le prix pourrait constituer l’un des principaux arguments de cette nouvelle smart. D’autant que la smart d’époque a toujours été considérée comme onéreuse pour sa qualité de présentation et ses prestations. Et c’est là que la nouvelle génération fait fort. Le tarif de départ est annoncé à 19.990 euros pour le marché belge. C’est presque moins cher qu’il y a 30 ans, pour une voiture entièrement électrique et bien mieux finie et équipée.

Quatre finitions sont prévues : Pure, Pure Plus, Premium et Couture. Cette dernière, au sommet de la gamme, devrait rester sous les 27.000 euros.

Grâce à ce tarif agressif similaire à celui d’une Renault Twingo E-Tech Electric ou d’une Leapmotor T03, toutes deux moins bien finie, la smart #2 pourrait facilement trouver sa place comme véhicule de pool pour les déplacements urbains, pour des visites professionnelles de proximité ou dans les entreprises où la facilité de stationnement est déterminante. Ses deux places limitent naturellement sa polyvalence, mais répondent à des usages où le conducteur voyage seul ou accompagné d’une seule personne.

Son intérêt tient à cette adéquation entre format et mission : une voiture peu encombrante, un coffre exploitable et une autonomie annoncée qui dépasse les seuls petits trajets. La recharge rapide lui apporte une souplesse supplémentaire pour les déplacements occasionnels plus longs. Et elle bénéficie en plus de ce petit côté nostalgique qui devrait séduire les amoureux de smart de la première heure, à l’image de la Renault R5.

Damien Malvetti

Damien Malvetti, rédacteur de cet article

Damien Malvetti a une formation de journaliste et est passionné par les voitures, la technologie et la mobilité. Il est responsable du contenu éditorial de link2fleet et possède une connaissance approfondie du secteur des flottes et de la mobilité électrique.

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