Facelift et option Steer-by-wire pour la Mercedes EQS
Mercedes offre un facelift à sa berline de luxe, l’EQS. Celle-ci reçoit entre autres un nouveau visage, mais s’équipe aussi de la technologie 800 volts, augmente ses puissances et autonomies jusqu’à pas moins de 925 km. Et en plus, l’équivalent EV de la Classe S sera désormais commandable avec le Steer-by-wire.
L’EQS avait été introduite en tant qu’équivalent 100% électrique à la Classe S, mais n’a pas totalement réussi à convaincre les clients traditionnels en raison de ses lignes un peu particulières. Le facelift auquel le modèle a droit aujourd’hui devrait changer la donne.
Pas qu’il modifie totalement son look. On trouve surtout de nouvelles optiques, avec des feux de jours/clignotants en forme d’étoile comme sur les récentes GLC electric et CLA.. A l’arrière aussi, les blocs optiques reçoivent une nouvelle signature lumineuse. Mais ce sont les seules évolutions stylistiques.
Surtout sous la carrosserie
Sous la carrosserie, par contre, les évolutions sont plus marquées. D’abord parce que l’EQS passe d’une technologie de 400 à une architecture de 800 Volts, ce qui fait grimper sa puissance de recharge DC de 200 à 350 kW (330 dans le cas de l’EQS 400). Ainsi, l’EQS est capable de récupérer 320 km en 10 minutes dans le meilleur des cas.
La gamme renouvelée compte toujours 4 versions, mais l’EQS 350, forte de 292 ch est remplacée en tant que version d’entrée de gamme par la 400, qui développe 376 ch. La puissance de la 4 roues motrices 450 + grimpe de 360 à 408 ch, celle de la 500 4Matic de 449 à 476 ch et celle de la version haut de gamme 580 4Matic de 554 à 585 ch.
A l’intérieur, la nouvelle génération intègre la nouvelle génération de MB.OS et de l’interface MBUX qui permet beaucoup de possibilités grâce à l’intelligence artificielle. De plus, grâce à une composition chimique optimisée, la capacité de la batterie augmente légèrement, passant de 118 à 122 kWh (à l’exception de la « version de base », qui doit se contenter de 112 kWh).
Steer-by-wire
Résultat: l’autonomie WLTP atteint, dans le meilleur des cas (pour la version 450+), 925 km, un chiffre digne d’une berline de luxe, une performance qui tient notamment à l’exceptionnel coefficient de traînée de 0,20, aux nouveaux moteurs électriques développés en interne et à la boîte automatique à deux rapports destinée à réduire la consommation d’énergie à vitesse élevée.
Mais la nouveauté la plus remarquée est que l’EQS actualisée peut être commandée avec le système Steer-by-wire, grâce auquel les commandes du conducteur sont transmises aux roues avant par voie électronique plutôt que par une liaison mécanique. L’avantage ? L’angle de braquage peut être adapté aux conditions et vous n’avez plus besoin de déplacer vos mains pendant les manœuvres.
De plus, la forme du guidon en Y qui l’accompagne vous offre une meilleure visibilité sur les instruments et facilite la montée et la descente du vélo. Et pendant la conduite, aucune vibration ne se transmet plus au volant.
Déjà testé en pratique
En marge de la présentation dynamique du GLC electric, nous avions pu tester rapidement ce nouveau système de direction sur une version de préproduction de l’EQS qui, à l’époque, était encore camouflée. Tout comme nos collègues, nous étions davantage sceptique que curieux, mais il faut reconnaître que l’expérience sur un parcours de slalom spécialement aménagé pour l’occasion s’est avérée très instructive – à titre de comparaison, nous avons pu parcourir le même circuit dans une EQS sans la technologie en option
Au début, on est un peu déconcerté de ne plus pouvoir tourner le volant à fond et de constater que l’angle de braquage augmente à mesure que l’on se rapproche de la butée, mais une fois qu’on s’y est habitué, l’efficacité est tout simplement impressionnante et, grâce aux roues arrière directrices, on n’a absolument plus l’impression de conduire un mastodonte de cette taille et de ce poids. On peut donc dire que c’est bien plus qu’un simple gadget.
Les ingénieurs en charge de ce concept nous ont par ailleurs assurés que la sécurité était garantie, grâce aux différents systèmes de back-up au cas où un problème survient.
L’EQS renouvelée peut-être commandée dès maintenant, mais celui qui souhaite y intégrer la fonction Steer-by-wire devra attendre encore quelques mois. On ne connait pas encore le supplément de prix pour cette option, mais l’EQS avec son tarif d’entrée de gamme de 79.330 euros ne sera de toute façon pas à la portée de tous les budgets…

