Fleet test Lexus RZ 550e F Sport 2026 : innovante à plus d’un titre
Quel rafraichissement ! Teinte bicolore, direction et commandes innovantes : la Lexus RZ « New Generation » joue pleinement la carte de l’originalité. Pendant l’essai, elle surprend. Et quand on la quitte, on éprouve des difficultés à revenir à une voiture « normale ». Explications.
Lancée fin 2025, la Lexus RZ restylée reçoit une plus grande batterie de 77 kWh et, pour la première fois, une version F Sport 550e. Cette dernière héritant du système innovant « steer-by-wire », ainsi que des changements de rapport virtuels, nous en avons pris le volant pendant une semaine. Bien évidemment, nous allons vous décrire ces innovations.
Atypique
Notre modèle d’essai se distingue des autres modèles de la gamme RZ, notamment à l’extérieur. Le composant le plus surprenant ? L’aileron en deux parties sur la lunette arrière. Qu’on aime ou non, ça fait son petit effet et donne à cette Lexus un look atypique, d’autant plus avec sa teinte bicolore. Si vous aimez vous différencier, vous ne passerez pas inaperçu avec cette RZ F Sport.
Un volant de Formule 1
Avec son habitacle aussi, elle marque les esprits. Nous pourrions vous parler des garnitures de portes réalisées au laser sur de l’ultrasuede. Mais ce qui saute aux yeux, c’est le volant digne d’une monoplace de compétition. Son premier avantage ? Il facilite l’accès à bord. Son deuxième avantage ? Quelle que soit notre morphologie ou notre position de conduite, il n’entrave pas la visibilité sur le tableau de bord, contrairement à certaines cousines chez Toyota utilisant la même plateforme électrique. Son troisième avantage ? C’est qu’il est associé au « steer-by-wire ». Il s’agit d’une direction électrique, par câble, à démultiplication dynamique. Elle a pour particularité de limiter l’angle du volant à 200°. Autrement dit, il suffit d’un gros demi-tour de volant, à 200 degrés, pour passer des roues droites au braquage complet à gauche ou à droite. Ainsi, qu’on soit sur route de montagne, autoroute ou en manœuvre, on ne doit jamais bouger les mains du volant.
Lors des premiers mètres, ça demande un peu d’adaptation, surtout à basse vitesse. Mais on s’y fait très vite. Et force est de constater que c’est assez… pratique. Tellement pratique qu’il est difficile, ensuite, de reprendre en main une voiture avec une direction classique ! Les plus exigeants perdront leurs repères principalement en conduite dynamique. Mais ce SUV de 2,2 tonnes n’a pas vraiment été développé pour la conduite dynamique. Son truc, c’est d’emmener les passagers dans un cocon de sérénité, silencieux, respectant l’ADN de Lexus. Sur ce plan, il s’en sort très bien, avec une tenue de cap sur autoroute assez exceptionnelle.
Boîte de vitesses virtuelle
Mais si vous voulez briser le silence, il y a une astuce. Il suffit d’appuyer sur le bouton « M Mode » situé sur la console centrale. À cet instant, les palettes au volant qu’on peut normalement utiliser pour gérer la récupération d’énergie selon 4 niveaux, se transforment en palettes de changements de rapport virtuels ! Comme chez Hyundai ou Mercedes avec leurs électriques sportives, on peut s’amuser à changer les vitesses d’une boîte virtuelle à 8 rapports plus vraie que nature, avec un rupteur et des sonorités changeantes selon le régime moteur. C’est amusant, c’est bien conçu mais… c’est vite lassant. Il n’empêche, on admire l’effort réalisé par Lexus et la double commande de chaque palette derrière le volant. Cet « Interactive Manual Drive » fait d’ailleurs sa première sur la Lexus RZ 550e F Sport.
Des côtés perfectibles qui peuvent déranger
Vous l’aurez lu entre les lignes : nous avons eu beaucoup d’enthousiasme en découvrant ce modèle aux innovations rafraichissantes. Mais il y a aussi quelques côtés dérangeants. À commencer par les espaces de rangement vraiment trop peu nombreux à bord. Il n’y a par exemple pas de boîte à gants et l’espace de rangement sous la console centrale flottante est quasiment inutilisable. Ce choix semble lié à la plateforme partagée entre Toyota et Lexus car on retrouve ce même défaut dans les Toyota bZ4X et C-HR +, notamment.
L’autonomie de notre modèle sportif de 408 ch, à transmission intégrale, ne permet pas non plus de se démarquer de la concurrence : 450 km WLTP, soit 350 km réels dans de bonnes conditions. Dommage, car on réussit sans trop de mal à maintenir une consommation raisonnable pour ce genre de véhicule, sous les 20 kWh/100 km.
22 kW AC de série et bonne courbe de recharge
Lexus se rattrape un peu en proposant maintenant un chargeur embarqué de 22 kW de série pour la charge lente et on apprécie qu’on puisse enclencher manuellement le préchauffage de batterie. C’est tellement pratique ! La preuve : à -10°C, Lexus estime qu’une recharge de 10 à 80 % peut être réalisée en 30 minutes avec la fonction de préchauffage, contre 55 minutes sans cette fonction. Les pics en charge rapide atteignent – réellement ! – les 150 kW.
Bilan fleet
Avec cette Lexus RZ, particulièrement en version F Sport, vous jouerez la carte de la différenciation. Mais aussi de l’innovation avec le « steer-by-wire » et l’ « Interactive Manual Drive ». Alors, oui, tout n’est pas parfait, notamment en matière d’espaces de rangement et d’autonomie. Mais pour ce deuxième point, la version 350e d’entrée de gamme à roues avant motrices (224 ch) affiche une autonomie de 568 km WLTP. La version à transmission intégrale 500e (380 ch) affiche 500 km avec les jantes de 18 pouces (direction électrique « steer-by-wire » optionnelle). C’est entre ces deux versions moins chères au catalogue qu’il faudra choisir pour être plus à l’aise lors des longs déplacements.
Au moment de boucler cet article, le loyer de la Lexus RZ 550e F Sport s’élève à un peu plus de 1.000 €/mois pour un contrat de 60 mois/100.000 km. Comptez un TCO2 d’environ 1.391 €/mois.
Fiche technique Lexus RZ550e F Sport (300kW/408ch)
| INFORMATIONS TECHNIQUES | |
| Alimentation | Electricité |
| Puissance | 300 kW/408 ch |
| Couple maximum | 538 Nm |
| Poids à vide | 2.210 kg |
| Volume du coffre | 522 – 1.451 l |
| Autonomie | 450 km |
| Consommation moyenne | 18,4 kWh/100 km |
| Consommation constatée | 19,4 kWh/100 km |
| Emission CO2 | 0 g/km |
| Vitesse maximale | 180 km/h |
| Capacité de la batterie | 77 kWh |
| INFORMATIONS DE GESTION | |
| Prix de base HTVA | 43.694,21 € |
| Prix de base TVAC | 79.660 € |
| Puissance fiscale | 4 CV |
| TMC (Bruxelles, Wallonie, Leasing) | 75,79 €, 1.851,18 €, 61,50 € |
| BIV (Flandre) | 61,50 € |
| Taxe de circulation (Bruxelles, Wallonie) | 102,96 € |
| Taxe de circulation (Flandre) | 102,96 € |
| Déductibilité fiscale moyenne (sur 4 ans) | 100 % |
| ATN utilisateur brut mensuel | 200,29 €/mois |
| Dépenses non-admises | 20,03 € |
| Taxe CO2 | 48,93 € |

