Fleet test Cupra Raval VZ : le scalpel ibérique
Avec sa nouvelle citadine électrique d’entrée de gamme, Cupra se donne les moyens de percer davantage sur le marché fleet. Avec un tarif de départ raisonnable, elle pourrait aussi être retenue dans le pilier 1 du budget mobilité. Les ambitions sont grandes et nous allons voir qu’elle ne manque vraiment pas de qualités.
Avec la Cupra Raval, et bientôt sa cousine Volkswagen ID.Polo, le segment des citadines électriques grandit encore. C’est une bonne nouvelle pour rendre l’électrification plus accessible. Avec des voitures plus compactes et par conséquent plus légères, sur papier, c’est aussi une bonne nouvelle pour les sensations de conduite. Nous verrons plus loin si ça se vérifie avec cette Raval.
Identité forte
Nous avions déjà fait connaissance avec le modèle début avril, comme vous pourrez le (re)découvrir en cliquant ici. Rappelons donc l’essentiel. La Raval mesure 4,05 de long. Au premier abord, on s’attendait peut-être à un look plus extravagant. Mais en voyant la petite espagnole évoluer dans la ville et en-dehors, force est de constater qu’elle se démarque. Elle propose un style rafraichissant. Mention spéciale pour les extrémités des feux arrière qui élargissent la carrosserie et apportent un aspect musclé à cette citadine.
À bord, la Raval laisse davantage l’ADN plus extravagant de Cupra s’exprimer. Design, motifs, matériaux, éléments imprimés en 3D, projections lumineuses inédites et personnalisables sur les panneaux de porte, sièges baquets en tissu très colorés et d’un maintien exemplaire : cette Cupra Raval VZ ne manque pas de caractère.
Compacte mais généreuse à bord
Pour un format compact de 4 mètres de long, les passagers arrière ne manquent vraiment pas d’espace. D’ailleurs, dans sa catégorie, c’est l’un de ses gros points forts, avec la taille de son coffre : 441 litres, soit mieux que sa grande sœur, la Cupra Born (385 l) ! L’explication ? Les éléments haute tension ainsi que le moteur de la Born se trouvent à l’arrière, entraînant les roues arrière, alors que le moteur électrique de la Raval se trouve à l’avant pour animer les roues avant uniquement.
L’intérieur est équipé d’un système d’infodivertissement de 12,9 pouces avec un nouveau système d’exploitation Android. Il nous a semblé rapide, réactif et permet l’installation de nouvelles applications tout au long de la vie du véhicule. Grâce à celui-ci, on a pu découvrir de nouvelles fonctions comme l’E-Launch (on vous explique plus bas) directement en vidéo, sur YouTube (à l’arrêt uniquement). Petit bémol : les commandes de climatisation sont tactiles et quand on entre dans le menu, il se déroule sur l’entièreté de l’écran, nous privant alors de la navigation, par exemple. On peut choisir d’afficher la navigation via le tableau de bord digital (Digital Cockpit) mais ce menu ne se couple pas, pour l’instant, à Apple CarPlay par exemple. Une mise à jour prochaine devrait venir corriger ce petit défaut. Le Digital Cockpit de 10,25 pouces offre différentes vues et menus qu’on fait défiler de manière assez simple et efficace avec les boutons physiques au volant.
Un train avant très incisif
Nous avons donc pris le volant de la version haut de gamme VZ la plus puissante : 226 ch aux roues avant. La batterie de 52 kWh amène une autonomie comprise entre 379 et 440 km. La version VZ reçoit une suspension adaptative DCC Sport (Dynamic Chassis Control) plus rigide (+5 %), un mode ESC OFF permettant de déconnecter une partie des aides électroniques à la conduite, des jantes 19 pouces avec des pneus plus larges et, en exclusivité dans la gamme Raval, un différentiel électronique à glissement limité. On sent tout de suite un côté rigide, sans être inconfortable, notamment grâce aux excellents sièges baquets. Mais ce qui est savoureux à bord de cette Raval, c’est son train avant qu’on inscrit en courbe avec une facilité déconcertante, presque surprenante ! Et si vous souhaitez tourner encore davantage ou réaccélérer en plein virage, le différentiel permet d’accepter la manœuvre sans broncher. Un véritable petit karting ! Le train arrière nous a semblé plus rivé au sol que celui d’une Alpine A290, la grande concurrente de cette Cupra Raval VZ. Alors que l’Alpine se montre volontiers joueuse et plus légère (1.489 kg contre 1.540 kg pour la star de cet essai), la Cupra joue davantage la carte de l’efficacité, tout en apportant également beaucoup de plaisir à son volant. Un véritable scalpel ibérique sur roues, au train avant très tranchant !
Le 0 à 100 km/h en 6,8 secondes ne vous scotche pas au siège mais déclencher le nouveau mode E-Launch pour effectuer ce sprint départ-arrêté amène quelques sensations sympas. Disponible dans les modes de conduite « Cupra » et « Performance », l’E-Launch lance une animation sonore, visuelle et même vibratoire au niveau des sièges.
Alors que Cupra annonce une consommation haute de 16,2 kWh/100 km, nous avons consommé entre 16,6 et 17,4 kWh/100 km. Mais certains confrères ont réussi à descendre sous la note des 16 kWh/100 km, tout ça, bien sûr, dans les conditions idéales de Barcelone.
Le pic de charge rapide a été descendu à 105 kW, contre 130 annoncé précédemment. Mais la courbe de charge semble bonne puisque Cupra annonce une recharge de 10 à 80% en 24 minutes. Ajoutons encore que, comme sa grande sœur récemment restylée, la Raval propose jusqu’à 6 modes de récupération d’énergie au freinage (3 modes en conduite classique, 1 mode roues libres sans régénération d’énergie et 2 modes One Pedal Drive).
Pilier 1 du budget mobilité
Dans tous les cas, la VZ s’adressera à ceux qui ont le plus gros budget, à la recherche d’une expérience de conduite sportive. Pour notre marché, nous recommandons davantage la version Endurance avec motorisation de 211 ch, capable d’atteindre la plus belle autonomie de la gamme Raval : jusqu’à 446 km.
En fin d’année 2026, les versions à petite batterie (37 kWh) de 116 et 135 ch auront un rayon d’action d’environ 300 km. Elles intéresseront davantage les utilisateurs du budget mobilité. Comme ses concurrentes, elle entrera parfaitement dans le pilier 1 en tant que voiture électrique compacte au TCO raisonnable. Le prix catalogue de ces versions Raval « Light » est annoncé sous les 28.000 € TTC (voire même sous les 26.000 € avec remises, comme nous l’avions annoncé début avril).
Bilan fleet
Avec son look rafraichissant, ses projecteurs lumineux dans l’habitacle, l’espace à bord généreux, son grand coffre et son train avant qui s’inscrit de manière très précise et incisive en courbe, la Cupra Raval jouit de sérieux arguments pour se démarquer de la concurrence. Reste que son positionnement demandera un plus gros investissement financier que sa cousine VW ID.Polo, il est vrai bien plus sage visuellement. L’image sportive (et disruptive) de Cupra ne l’aide pas non plus sur le marché fleet. Pourtant, celle-ci permet vraiment au conducteur, patron ou indépendant, de se démarquer des autres.
Pour un contrat de 60 mois/100.000 km, on atteint un TCO2 de 916 € (685 € de loyer) pour la version VZ de 226 ch. On vous recommandera davantage la version Endurance de 211 ch, avec la plus grande autonomie, en espérant qu’elle garde son caractère précis et amusant. Avec cette dernière, comptez un TCO2 bien en-dessous des 800 € (556 € de loyer). Pour les deux versions, l’ATN reste au minimum.
Fiche technique Cupra Raval VZ (166kW/226ch)
| INFORMATIONS TECHNIQUES | |
| Alimentation | Electricité |
| Puissance | 166 kW/226 ch |
| Couple maximum | 290 Nm |
| Poids à vide | 1.540 kg |
| Volume du coffre | 441 l |
| Autonomie | 379-440 km |
| Consommation moyenne | 13,8-16,2 kWh/100 km |
| Consommation constatée | 16,6 kWh/100 km |
| Emission CO2 | 0 g/km |
| Vitesse maximale | 175 km/h |
| Capacité de la batterie | 52 kWh (nets) |
| INFORMATIONS DE GESTION | |
| Prix de base HTVA | 38 404,96€ |
| Prix de base TVAC | 46.470 € |
| Puissance fiscale | 4 CV |
| TMC (Bruxelles, Wallonie, Leasing) | 75,79 €, 1.014,59 €, 61,50 € |
| BIV (Flandre) | 61,50 € |
| Taxe de circulation (Bruxelles, Wallonie) | 102,96 € |
| Taxe de circulation (Flandre) | 102,96 € |
| Déductibilité fiscale moyenne (sur 4 ans) | 100 % |
| ATN utilisateur brut mensuel | 140,83 €/mois |
| Dépenses non-admises | 14,08 € |
| Taxe CO2 | 48,93 € |

