Fleet test Toyota bZ4X Touring: ce qu’il manquait à la bZ4X!
Sortie il y a maintenant 4 ans, la première Toyota 100% électrique, la bZ4X s’est offerte une mise à jour de mi-carrière fin de l’année dernière. Elle a beau être efficace, extrêmement sobre, il lui manquait peut-être un petit quelque chose pour se démarquer dans un segment où la concurrence fait rage. Avec cette version break ‘Touring’, elle ajoute les quelques centimètres, l’espace aux places arrière et surtout le volume de coffre supplémentaire qui pourraient tout changer. Nous l’avons testée sur les routes de Slovénie. Verdict…
Toyota a longtemps donné l’impression d’avancer à reculons sur le marché électrique. Alors que ses concurrents multipliaient les offensives technologiques, le géant japonais continuait à défendre bec et ongles sa vision hybride. Le premier bZ4X reflétait parfaitement cette prudence : un SUV électrique honnête, confortable, mais peut-être un peu trop timide techniquement pour réellement inquiéter les références du segment. Sa nouvelle génération a déjà apporté quelques corrections, notamment en matière d’ergonomie intérieure et de confort.
Avec le nouveau bZ4X Touring, Toyota semble enfin avoir compris ce que le marché fleet européen attend d’un véhicule électrique familial : de l’espace, de l’efficience et surtout une expérience de conduite rassurante plutôt qu’un festival technologique. Résultat: ce bZ4X Touring apparait cohérent et parfaitement en phase avec les besoins des clients fleet belges.
Visuellement, Toyota abandonne une partie des excentricités stylistiques du modèle standard. Le Touring adopte une silhouette plus longue, plus carrée et nettement plus valorisante. Certains y verront un break surélevé, d’autres un SUV familial à vocation outdoor. Peu importe finalement. Ce qui compte, c’est que cette nouvelle carrosserie donne enfin au bZ4X une vraie présence statutaire sur la route.
Avec ses 4,83 mètres de long – soit 140 mm de plus que la version hatchback -, le modèle gagne surtout en habitabilité. Et ce n’est pas un simple exercice marketing : le coffre grimpe à 669 litres, soit un niveau désormais parfaitement compétitif pour une utilisation professionnelle ou familiale intensive. Avec la banquette rabattue, le volume grimpe même à 1.718 litres, de quoi embarquer les valises de toute une famille sans difficulté. D’autant que ce coffre affiche un seuil de chargement entièrement plat.
Toyota a également intelligemment intégré des éléments très pragmatiques : rails de toit, espace arrière généreux et capacité de remorquage portée à 1.500 kg. A l’arrière, deux adultes peuvent aisément prendre place, sans se sentir à l’étroit.
Et surtout, Toyota reste fidèle à sa philosophie ergonomique. Ici, pas de commandes inutilement compliquées ni de menus interminables ou d’écran surdimensionné. Tout reste relativement intuitif. Certains trouveront même l’ensemble un peu conservateur. Mais dans une flotte, la simplicité reste souvent une qualité sous-estimée. Les deux espaces de rangement – avec recharge à induction – pour smartphones positionnés dans la console se révèlent très pratique au quotidien.
Confort et sérénité
Sur la route, le bZ4X Touring surprend surtout par son homogénéité. Toyota ne cherche pas à impressionner artificiellement le conducteur avec des accélérations démonstratives ou une direction ultra-directe. Le comportement privilégie clairement le confort et la sérénité.
Dès les premiers kilomètres, on retrouve cette signature typiquement japonaise : une voiture facile à prendre en main, immédiatement rassurante et particulièrement douce dans ses réactions. La direction manque peut-être un peu de remontées d’informations pour les conducteurs les plus dynamiques, mais elle reste très agréable au quotidien, notamment en environnement urbain ou sur les longs trajets autoroutiers.
Le confort de suspension constitue également une belle surprise. Malgré son gabarit imposant et son poids important, le Touring absorbe correctement les imperfections de la route. Toyota a clairement travaillé le filtrage sans tomber dans un amortissement excessivement mou.
L’insonorisation mérite aussi d’être soulignée. À vitesse stabilisée, le bZ4X Touring se montre particulièrement silencieux. Les bruits aérodynamiques restent bien contenus et l’ambiance générale à bord favorise clairement les longs trajets. Pour les gros rouleurs, c’est un vrai point fort.
Sobre et simple d'usage
Mais la vraie bonne surprise concerne l’efficience. Et c’est probablement là que Toyota reprend une partie de son ADN historique. Car malgré son gabarit généreux, le bZ4X Touring se montre réellement très sobre. Pour cette première prise en main sur les routes montagneuses de Slovénie, nous avons largement réussi à descendre sous la barre des 17 kWh/100 km avec la version FWD et à à peine dépasser les 20 kWh/100 km avec la version à 4 roues motrices. Toyota semble avoir énormément travaillé l’aérodynamique, la gestion électronique et l’efficience globale du groupe motopropulseur.
La batterie de 74,7 kWh annonce jusqu’à 591 km WLTP en version traction avant. La version AWD de 380 ch impressionne davantage sur le papier que sur la route. Certes, les performances sont très solides et les reprises efficaces, mais le Touring reste avant tout un véhicule orienté confort. Ce n’est pas un SUV sportif déguisé en familial électrique. Et c’est probablement une bonne chose.
Toyota semble avoir résisté à la tentation actuelle du “toujours plus”. Pas besoin ici de simuler des sons moteur artificiels ou de transformer chaque accélération en démonstration technologique. Le bZ4X Touring privilégie la fluidité et la simplicité d’utilisation.
Verdict fleet
La recharge reste en revanche plus discutable. Avec une puissance maximale de 150 kW en courant continu, Toyota ne rivalise toujours pas avec les meilleurs élèves du segment. Certains concurrents coréens ou chinois font nettement mieux aujourd’hui. Mais le constructeur japonais affirme avoir fortement amélioré la stabilité des performances grâce à un meilleur préconditionnement batterie et une gestion thermique revue.
Reste enfin la question du positionnement tarifaire. Et c’est probablement le principal défi du modèle. Car le bZ4X Touring évoluera sur un territoire extrêmement concurrentiel où les alternatives sont nombreuses et parfois très agressives commercialement. En Belgique, deux finitions sont proposées: la version Business disponible en 2 ou 4 roues motrices et la version Executive proposée uniquement en transmission intégrale. La liste des équipements est déjà bien fournie sur la version Business, dont le tarif belge débute à 52.335 euros.
Grâce à ses consommations maîtrisées et à un tarif leasing qui reflète une certaine confiance des valeurs résiduelles, le bZ4X Touring dans sa version Business 2 roues motrices affiche un TCO légèrement supérieur à 900 euros htva. Pour un break électrique avec un espace généreux et un volume de coffre qui l’est tout autant, il se positionne plutôt dans la fourchette basse de tarif.
A cela, il faut ajouter les 10 ans ou 1 million de kilomètres de garantie proposés par Toyota Belgium sur la batterie, de quoi assurer la confiance des acquéreurs.
Fiche technique Toyota bZ4X Touring Business FWD
| INFOS TECHNIQUES | |
| Moteur | Electrique |
| Puissance | 165 kW/ 224 ch |
| Couple maximal | 268 Nm |
| Poids à vide | 1.900 kg |
| Volume de coffre | 669 – 1.718 l |
| Autonomie WLTP | 591km |
| Consommation moyenne WLTP | 14,0 kWh/100 km |
| Consommation du test | 16,2 kWh/100 km |
| Vitesse maximale | 160 km/h |
| Capacité de batterie | 74,7 kWh |
| INFORMATION DE GESTION | |
| Prix de base HTVA | 43.252,07 € |
| Prix de base TVAC |
52.335,00 € |
| Puissance fiscale | 4 CV |
| TMC (Bruxelles/Wallonie/leasing) | 75,79/1.196,64/61,50 € |
| TMC (Vlaanderen) | 61,50 € |
| Taxe de circulation (Bruxelles, Wallonie, leasing) | 102,96 € |
| Taxe de circulation (Flandre) | 102,96 € |
| Déductibilité fiscale moyenne (sur 5 ans) | 100 % |
| ATN utilisateur brut | 142,54 €/mois |
| Dépenses non-admises | 14,25€ |
| Contribution CO2 | 48,93 € |

