Publié le 16 septembre 2026 à 08:23
par Damien Malvetti

8 employés belges sur 10 ne connaissent pas le budget mobilité à 3 mois de sa généralisation

Dès le 1er janvier 2027, les employeurs de plus de 50 collaborateurs proposant des voitures de société devront proposer le budget mobilité fédéral aux employés y ayant droit. Cependant, la grande majorité des employés ne savent quasiment pas ce que ce système implique. Plus de huit employés sur dix ne connaissent pas le budget mobilité fédéral. Et 73 % déclarent ne pas encore avoir reçu d’explications de leur employeur ou ne savent pas s’il l’offre déjà. C’est ce qui ressort d’une enquête mobilité d’Edenred, qui accompagne les employeurs dans leur politique mobilité, auprès de plus de 6 000 répondants.

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Cette méconnaissance se traduit aussi par une incertitude quant aux répercussions financières. 42 % estiment que le budget mobilité sera financièrement moins intéressant que la voiture de société, tandis qu’environ un tiers attend l’effet inverse.

Le “Total Cost of Ownership” (TCO), c’est-à-dire le coût annuel total d’une voiture de société, base essentielle pour le budget mobilité, demeure une grande inconnue. Sept employés sur dix n’ont aucune idée du coût réel d’une voiture de société pour leur employeur. La moitié estime que les employeurs devraient partager cette information spontanément.

« Un employé ne connaissant pas le coût réel de sa voiture de société n’est pas en mesure d’évaluer l’impact potentiel du budget mobilité pour lui », déclare Patrick Langlois, Directeur Général Belux chez Edenred. « Le défi des entreprises en 2027 ne sera donc pas seulement administratif. Les employeurs devront surtout clarifier les choix possibles pour leurs employés, le budget associé et les implications concrètes de leur choix en matière de mobilité. Cette clarification constitue la condition indispensable pour transformer le budget mobilité en un véritable avantage plutôt qu’en une complexité supplémentaire. »

La voiture reste importante, mais les choix s’élargissent

Les employés ne sont donc pas très familiers avec le système qui permet d’échanger sa voiture de société contre un “budget” permettant de composer soi-même sa solution de mobilité adaptée à ses besoins. Toutefois, lorsqu’ils en ont pris connaissance, près d’un tiers choisiraient de garder leur voiture de société. Un quart privilégieraient l’argent plutôt que la voiture, et environ un sur six opterait pour une voiture de société plus petite combinée à un budget restant. Leur motivation est aussi étonnamment pragmatique. Parmi ceux qui échangeraient leur voiture, 54 % le font principalement pour réaffecter le budget libéré. 23 % veulent se déplacer de manière plus durable, et 14 % estiment ne pas avoir réellement besoin de la voiture.

Patrick Langlois : « Ces chiffres montrent pourquoi une solution unique de mobilité ne convient pas à tous. Pour certains employés, la voiture reste essentielle ; pour d’autres, la combinaison vélo, transports en commun, télétravail et voiture plus petite est plus intéressante. La vraie valeur ajoutée réside dans la liberté d’adapter la mobilité au quotidien. »

La politique mobilité dépasse le simple transport

À partir du 1er janvier 2027, le budget mobilité fédéral devient obligatoire. Et les employés ne sont pas les seuls à se poser de nombreuses questions. Pour les départements RH des entreprises, cette évolution s’apparente aussi à un casse-tête : la gestion de la mobilité dans une entreprise passe aujourd’hui souvent par une multitude d’outils, d’applications et de plateformes diverses. De ce fait, la gestion opérationnelle est très complexe : les équipes RH sont confrontées à de multiples contrôles et validations manuels, à des problèmes dans le traitement des salaires, à une offre fragmentée de fournisseurs, et surtout, disposent d’une visibilité très réduite sur les coûts globaux de mobilité et sur les opportunités d’optimisation.

« La mobilité fait aujourd’hui partie intégrante du package salarial, mais sa gestion implique souvent une énorme charge de travail manuel ainsi qu’à une multiplication des systèmes et fournisseurs à appréhender par les RH. La complexité est omniprésente pour une gestion finalement peu efficace. C’est pourquoi Edenred lance à présent une solution intégrée qui automatise et centralise la gestion complète de la mobilité sur une seule plateforme. 2027 est donc le moment propice pour les entreprises de revoir toute leur politique mobilité et de gagner en efficacité », conclut Patrick Langlois.
Damien Malvetti

Damien Malvetti, rédacteur de cet article

Damien Malvetti a une formation de journaliste et est passionné par les voitures, la technologie et la mobilité. Il est responsable du contenu éditorial de link2fleet et possède une connaissance approfondie du secteur des flottes et de la mobilité électrique.

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