Ces nouveaux vans électriques sont de gamechangers pour votre flotte
Parmi les dizaines de camions électriques de différentes marques exposés à l’IAA de Hanovre cette semaine et la semaine prochaine, on peut également découvrir plusieurs véhicules utilitaires légers électriques. Deux nouveaux venus de Renault et Kia sortent particulièrement du lot : définis par logiciel (« software-defined »), ils offrent plus de 400 km d’autonomie, bénéficient d’une recharge ultrarapide et ouvrent la voie à des applications avancées basées sur les données.
Renault Trafic E-Tech Electric
La marque au losange a pris le temps pour lancer la nouvelle génération de son Trafic, mais on peut clairement parler d’une évolution en profondeur. Le nouveau modèle porte toujours le suffixe E-Tech Electric, ce qui implique que les conducteurs invétérés de diesel devront continuer à trouver leur bonheur auprès de l’actuel Trafic. Celui-ci va en effet poursuivre sa carrière pendant les prochaines années aux côtés de son nouveau frère à batterie.
Ce qui rend le Renault Trafic E-Tech Electric si particulier? C’est le premier véhicule du segment moyen qui combine toute une série de solutions technologiques. Il est basé sur une plateforme modulaire skateboard, qui lui permet d’être facilement adapté à différents besoins.
Par ailleurs, il s’agit d’un véhicule « software-defined » : les 80 calculateurs de l’ancien Trafic ont été remplacés par deux puissants ordinateurs capables de recevoir des mises à jour logicielles à distance (OTA). Cette architecture permet également de configurer le véhicule selon les besoins – le fleet manager peut, par exemple, limiter la vitesse maximale à 90 km/h – et de transmettre dix fois plus de données à son gestionnaire.
Enfin, et ce n’est pas le moindre de ses atouts, la batterie repose sur une architecture 800 volts. Outre une autonomie WLTP pouvant atteindre 470 kilomètres, elle permet de récupérer jusqu’à 280 kilomètres d’autonomie en seulement 20 minutes de recharge.
Qui dit grosse batterie dit généralement charge utile limitée. Grâce à sa conception spécifique, le Trafic électrique peut néanmoins embarquer jusqu’à 1.300 kg de charge, ce qui lui permet de répondre aux besoins d’un éventail d’utilisateurs plus large que jamais. Le volume de chargement atteint jusqu’à 5,8 m³. Autre détail intéressant : le seuil de chargement ne se situe qu’à 53 cm du sol. La hauteur maximale du véhicule est quant à elle limitée à 1,89 mètre, ce qui lui permet d’accéder sans difficulté aux parkings souterrains.
Enfin, Renault promet un TCO inférieur de 10 % à celui d’un utilitaire diesel moyen, principalement grâce à des coûts d’entretien et d’énergie réduits. La motorisation est assurée par un moteur électrique de 150 kW installé sur l’essieu arrière.
Le concept a manifestement convaincu le jury international de professionnels : le Renault Trafic E-Tech Electric a été élu « International Van of the Year » le 15 septembre 2026. Les carnets de commandes de la version fourgon s’ouvriront en novembre. La version châssis-cabine suivra dans le courant de l’année 2027, accompagnée de toute une série de transformations réalisées en interne par Renault via sa division Converted By Renault.
Kia PV7
Chez Kia, on observera sans doute avec amusement l’utilitaire décrit ci-dessus, car avec le PV7, le constructeur coréen prépare un modèle électrique qui réunit étonnamment bon nombre des mêmes atouts. Le PV7 est le deuxième membre de la famille PBV (Platform Beyond Vehicle) de Kia, après le PV5, et vient chasser sur les mêmes terres que le Renault Trafic. Il sera proposé en versions Cargo et Passenger et sera lancé en Europe à partir du second semestre 2027.
Comme le Trafic, le PV7 repose sur une plateforme spécifiquement développée pour les véhicules utilitaires électriques. Son architecture 800 V permet une recharge rapide en courant continu jusqu’à 350 kW, de quoi faire passer la batterie de 10 à 80 % en environ 25 minutes. Avec la grande batterie de 96,2 kWh, l’autonomie devrait dépasser 460 kilomètres selon le cycle WLTP. La puissance atteindra jusqu’à 200 kW, ce qui devrait suffire à répondre aux besoins des utilisations les plus exigeantes.
Le PV7 entend également se montrer à la hauteur en matière de capacité de chargement. La version Cargo Long peut accueillir jusqu’à 6,1 m³, tandis que la version High Roof atteint même 8,0 m³. La charge utile peut grimper jusqu’à 1.200 kg et, grâce à un seuil de chargement situé à seulement 55 centimètres du sol, les opérations de chargement et de déchargement devraient également être facilitées.
Selon Kia, la véritable valeur ajoutée se trouve toutefois dans tout l’écosystème développé autour du véhicule. Via le Business Solutions Portal, les gestionnaires de flotte pourront suivre la recharge, l’entretien et les données des véhicules. Un Fleet Management System, des API et un monitoring en temps réel doivent permettre de mieux intégrer le PV7 dans les processus de gestion de flotte existants et de limiter les immobilisations imprévues. Une approche que l’on retrouve sur un nombre croissant d’utilitaires électriques, mais que Kia pousse ici particulièrement loin.
Reste enfin le concept PBV. Kia ne veut pas faire du PV7 un utilitaire classique, mais plutôt une sorte de base électrique sur laquelle pourront être développées 23 variantes et transformations différentes. Outre les versions Cargo et Passenger, une version châssis-cabine sera notamment proposée. Le PV7 ambitionne ainsi de devenir non seulement une alternative à l’utilitaire diesel, mais aussi un véritable outil professionnel modulable.

