Fleet test Polestar 3 Performance MY2026 : relaxing machine
La Polestar 3 Model Year 2026 hérite d’une mise à niveau de taille : une architecture 800 volts permettant – réellement – des recharges express ! Comme nous avons pu le constater, la mise à jour informatique améliore également l’expérience utilisateur. On vous livre tout dans cet essai après quelques jours passés au volant de celui qui n’est pas loin de concurrencer… Porsche.
Petit à petit, Polestar progresse en Belgique et en Europe. Les livraisons de la Polestar 5, une GT sportive, doivent débuter cet été. En septembre, la version SUV de la Polestar 4 sera commercialisée. Début 2027, la marque suédoise sous contrôle du groupe chinois Geely introduira une toute nouvelle génération de la Polestar 2. En 2028, la gamme sera encore élargie avec la Polestar 7, un SUV compact. Signalons aussi qu’en Belgique, un 8ème Polestar Space a ouvert en mai dernier, à Zaventem. Et puis, il y a le vaisseau-amiral de la marque, celle qui nous occupe, la Polestar 3.
Positionnement et recharge express
Avec l’arrivée prochaine de la Polestar 4 SUV aux côtés de la version 4 coupé, on pourrait se demander où se situe maintenant la Polestar 3. Mesurant 4,9 mètres de long (pile entre les Porsche Macan Electric et Cayenne Electric), c’est le plus grand SUV de la marque. Il se positionne aussi comme le plus luxueux, en adoptant les meilleures technologies.
Avec jusqu’à 647 km d’autonomie WLTP en version intermédiaire Dual Motor, la Polestar 3 est pour l’instant le SUV de la marque au plus grand rayon d’action. En version Performance, il hérite de la suspension pneumatique active de série. En outre, avec sa mise à jour 2026, la Polestar 3 adopte une architecture électrique de 800 volts, permettant des recharges jusqu’à 350 kW, soit de 10 à 80% en 22 minutes. Dans la pratique, nous avons en effet pu recharger avec des pics supérieurs à 300 kW, de quoi sensiblement réduire les temps de recharge. Le passage rapide à la superette de la station-service prendrait presque trop de temps. On apprécie ! Attention tout de même à sélectionner une borne de recharge dans le système de navigation intégré (Android Automotive) car il n’y a pas de pré-conditionnement de batterie manuel.
Ergonomie et multimédia : ça progresse
Notre essai fin 2024 de la Polestar 4 nous avait laissé un peu sceptique concernant certains choix liés à l’ergonomie et aux manipulations à bord (à relire ici). Dans la Polestar 3, seule l’absence des icônes sur les touches du volant multifonctions subsiste. Pour le reste, avec un peu d’habitude, on s’y retrouve plus facilement. On peut maintenant décider d’utiliser ou non la direction active lorsqu’on active le régulateur de vitesse adaptatif (PilotAssist). Il y a parfois des allers-retours entre manipulation au volant et sur l’écran tactile central mais on s’y habitude assez vite. On peut aussi gérer les deux niveaux de one-pedal driving via un raccourci sur l’écran multimédia. D’ailleurs, on apprécie la position verticale de cet écran, qu’on trouve plus ergonomique qu’un écran horizontal. Avec Android Automotive, c’est intuitif et rapide.
Ambiance lounge
Les matériaux et l’assemblage de la version Performance vous emmènent directement sur la planète « détente ». Cuir sur les sièges, tissu MicroTech très agréable au toucher pour l’intérieur des portières et la planche de bord : l’atmosphère dans l’habitacle tend à la relaxation, d’autant plus avec les excellents sièges massant optionnels.
À l’arrière, la Polestar 3 fait partie des rares SUV qui proposent presque 3 vrais sièges individuels, même si le dossier de la place centrale est bien plus ferme.
Le compartiment à bagages se situe dans la moyenne pour le segment avec de 484 l à 1.411 l banquette rabattue. À cela, il faut encore rajouter une vingtaine de litres offerts par le frunk.
Compétent quel que soit le rythme adopté
On le rappelle, à l’origine, Polestar préparait des véhicules plus performants pour Volvo. L’ADN de la marque est donc tatoué du dynamisme, d’autant plus avec la version Performance que nous avons testée. 680 ch sont répartis entre roues avant et roues arrière, pour un 0 à 100 km/h effectué en 3,9 secondes. C’est loin du chrono effectué par un Porsche Cayenne Turbo Electric (2,5 sec) mais quasiment identique au Porsche Cayenne S Electric (3,8 sec). Autrement dit, le commun des mortels n’est pas habitué à des accélérations aussi franches ! De plus, la suspension pneumatique de la Polestar 3 Performance offre des vitesses de passage en courbe impressionnantes. Mais avec environ 2,6 tonnes sur la balance, on préfère le plus souvent adopter un rythme de conduite relax qui sied tellement bien à ce modèle, surtout avec les excellents sièges. Oui, cette Polestar 3 peut se montrer dynamique avec 3 modes de direction assistée bien calibrés (Léger, Standard et Ferme) ainsi qu’un bon feeling procuré par la pédale de frein. Mais pour un SUV de cette taille, on adoptera plus souvent un rythme de bon père de famille, d’autant plus que ce SUV a le don de vous rendre zen.
La grosse batterie de 106 kWh offre une autonomie théorique de 601 km. Dans la pratique, avec une consommation relevée aux environs des 22 kWh/100 km avec des déplacements en majorité sur autoroute, on atteint quasiment 500 km. De quoi être à l’aise, encore plus grâce aux recharges ultra-rapides.
Bilan fleet
À moins que vous ne cherchiez le plaisir et le luxe à tout prix, la version Performance ne sera bien évidemment pas la plus fleet. La version Dual Motor offre une autonomie encore plus confortable (647 km) tout comme la version d’entrée de gamme à simple moteur (603 km), cette dernière héritant d’une plus petite batterie (92 kWh). De plus, les grandes jantes de 22 pouces qui équipent la version Performance ont tendance à faire remonter davantage les aspérités de la route malgré l’excellent amortissement.
Avec un contrat de 5 ans/100.000 km, les loyers de la Polestar 3 Performance tournent aux alentours des 1.430 €/mois. Le TCO2 s’approche alors des 1.825 €/mois. C’est – heureusement – plus accessible qu’une Porsche Cayenne Electric (même constat pour la Porsche Macan Electric à performances équivalentes) bien que les performances et l’ambiance à bord de cette Polestar 3 ne soient pas si éloignées. En matière d’ergonomie et de comportement, Porsche est quasiment intouchable mais, pour Polestar, c’est déjà une belle prouesse d’être comparée à la firme allemande.
Fiche technique Polestar 3 Performance MY2026 (500kW/680ch)
| INFORMATIONS TECHNIQUES | |
| Moteur | Electrique |
| Puissance | 500 kW/680 ch |
| Couple maximum | 870 Nm |
| Poids à vide | 2.525 kg |
| Volume du coffre | 484 – 1.411 l |
| Autonomie | 601 km |
| Consommation moyenne | 20,5 – 23,1 kWh/100 km |
| Consommation relevée | 21,8 kWh/100 km |
| Vitesse maximale | 230 km/h |
| Capacité de la batterie | 106 kWh |
| INFORMATIONS DE GESTION | |
| Prix de base HTVA | 89.628,10 € |
| Prix de base TVAC | 108.450 € |
| Puissance fiscale | 4 CV |
| TMC (Bruxelles, Wallonie, Leasing) | 78,88€, 2.284€, 61,50€ |
| BIV (Flandre) | 61,50 € |
| Taxe de circulation (Bruxelles, Wallonie) | 107,18 € |
| Taxe de circulation (Flandre) | 107,16 € |
| Déductibilité fiscale moyenne (sur 5 ans) | 100 % |
| ATN utilisateur brut mensuel | 272,68 €/mois |
| Dépenses non-admises | 27,27 € |
| Taxe CO2 | 49,21 € |