Publié le 22 juin 2026 à 14:16
par Kevin Kersemans

Tesla Full Self-Driving : nous avons testé la conduite autonome !

L’une des premières belges présentées lors du récent link2fleet ZE Experience Event était le système Full Self-Driving (Supervised) de Tesla, qui n’avait obtenu l’autorisation de proposer cette fonction de conduite autonome en Belgique qu’une semaine auparavant. Les visiteurs du ZE Experience Event ont ainsi pu tester le système et, bien entendu, nous avons nous aussi pris place à bord pour l’essayer.

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Tesla a officiellement déployé en Belgique son système avancé d’aide à la conduite Full Self-Driving (Supervised). À la suite de l’approbation des autorités belges, les modèles compatibles peuvent désormais bénéficier de cette fonctionnalité permettant une conduite largement automatisée, tout en exigeant que le conducteur reste à tout moment attentif et prêt à reprendre le contrôle du véhicule si nécessaire.

Après les Pays-Bas, le Danemark, l’Estonie et la Lettonie, la Belgique n’est que le cinquième pays européen à autoriser l’utilisation de cette fonctionnalité. D’autres constructeurs, comme Ford, BMW ou Mercedes, proposent déjà des systèmes permettant au véhicule de se conduire lui-même sous la supervision du conducteur, mais généralement uniquement sur autoroute. Avec le Full Self-Driving (Supervised), Tesla va plus loin : le système est également capable de gérer la conduite en milieu urbain ou sur les routes régionales, assurant ainsi un trajet complet d’un point A à un point B.

Il faut tout de même rester vigilant

Aux États-Unis, marché d’origine de Tesla, la marque va encore plus loin : avec le Full Self-Driving (Unsupervised), la voiture peut circuler de manière totalement autonome et la personne installée derrière le volant pourrait même, en théorie, faire une sieste sans risquer de sanction.

Ce n’est évidemment pas le cas en Europe. Avec la version Full Self-Driving (Supervised), il n’est pas nécessaire de garder les mains en permanence sur le volant, mais elles doivent rester à proximité. Il est par exemple possible de les laisser reposer sur ses genoux. Si le véhicule détecte, via la caméra de surveillance de l’habitacle, que les mains sont trop éloignées du volant ou que le conducteur a les yeux fermés, il émet un avertissement. En cas de comportement prolongé ou répété, le système peut se désactiver automatiquement, obligeant alors le conducteur à reprendre immédiatement le contrôle du véhicule.

D’une efficacité remarquable

Comme de nombreux participants au link2fleet ZE Experience Event, nous avons voulu vérifier par nous-mêmes les capacités du système. Nous avons donc pris le départ depuis le parking du Brabanthal, à Louvain, au volant d’une Tesla Model Y équipée de la fonction Full Self-Driving (Supervised). Nous avons quitté le parking manuellement, mais une fois sur la voie publique, une simple pression sur un bouton spécifique du volant a suffi pour activer la fonction de conduite automatisée. Bien entendu, il faut au préalable encoder une destination dans le système de navigation afin que le véhicule sache où se rendre.

Nous avions déjà eu l’occasion d’effectuer un trajet en tant que passager dans une voiture télécommandée à distance, mais lâcher le volant depuis le siège du conducteur constitue une expérience tout à fait différente. La sensation est étrange au début, mais nous avons assez rapidement réussi à réprimer l’envie de reprendre le volant ou d’intervenir sur les pédales. Même dans des carrefours complexes, nous avons pu laisser la Tesla gérer seule la situation. Une seule fois, nous avons dû intervenir : les caméras n’avaient pas détecté un panneau de limitation à 30 km/h masqué par des branches basses. À une autre occasion, lorsque la voiture a voulu dépasser un véhicule stationné en double file, elle a brièvement hésité après avoir détecté au dernier moment un cycliste arrivant en sens inverse. Elle a toutefois correctement évalué la situation et a finalement décidé, à juste titre, de poursuivre sa manœuvre.

De plus, nous nous attendions à ce que la voiture puisse éventuellement gêner les autres usagers en adoptant une conduite excessivement prudente. Or, cela n’a absolument pas été le cas. Son comportement s’est révélé suffisamment fluide et naturel pour que, en tant que passager, on puisse même oublier que la fonction Full Self-Driving était activée.

Selon Tesla, le risque d’accident serait sept fois plus faible qu’avec un conducteur moyen au volant. Une affirmation qui pourrait résonner très favorablement auprès des gestionnaires de flotte. Il convient toutefois de rappeler que le conducteur reste juridiquement responsable du véhicule, même si le système devait commettre une erreur.

Reste à voir si nous croiserons bientôt partout des conducteurs de Tesla circulant les mains libres. Quoi qu’il en soit, lors de notre bref essai, le système a laissé une impression très positive. Pour bénéficier du Full Self-Driving (Supervised), il faut toutefois souscrire un abonnement facturé 99 euros par mois. La fonction est disponible sur les modèles Tesla produits à partir de 2023.

Kevin Kersemans

Kevin Kersemans, rédacteur de cet article

Kevin Kersemans est journaliste automobile avec plusieurs décennies d’expérience au compteur. Sa passion pour les voitures et tout ce qui fonctionne sur roues remonte à son enfance. Pour link2fleet, Kevin suit principalement l’actualité automobile et teste les dernières nouveautés.

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