Utilitaires électriques de 4,25 tonnes : les règles s’assouplissent
Depuis le 1er novembre 2026, les utilitaires électriques et à hydrogène jusqu’à 4,25 tonnes bénéficient de règles de circulation assouplies en Belgique. Une avancée pour les flottes professionnelles, même si certaines contraintes réglementaires subsistent.
Avec l’entrée en vigueur de l’arrêté royal du 8 octobre 2026, les utilitaires zéro émission dont la masse maximale autorisée (MMA) dépasse 3,5 tonnes, sans excéder 4,25 tonnes, sont désormais assimilés aux camionnettes classiques pour plusieurs règles de circulation.
L’objectif est de compenser le poids supplémentaire des batteries, qui réduit généralement la charge utile des utilitaires électriques par rapport à leurs équivalents thermiques.
Qu'est-ce qui change concrètement ?
Les véhicules concernés bénéficient désormais d’assouplissements en matière de limitations de vitesse, de circulation sur autoroute, de dépassement et de stationnement. Certaines restrictions auparavant applicables aux véhicules de plus de 3,5 tonnes disparaissent donc.
Attention toutefois : les limitations de poids signalées par le panneau C21 restent applicables en fonction de la masse réelle du véhicule.
Des contraintes qui subsistent
Cette évolution ne signifie pas qu’un utilitaire électrique de 4,25 tonnes est désormais considéré comme une camionnette de 3,5 tonnes dans tous les domaines.
Le permis B ne suffit pas automatiquement : son utilisation reste soumise à des conditions particulières, notamment dans le cadre du projet pilote, dont la validité doit être confirmée.
Les obligations relatives au tachygraphe et aux temps de conduite et de repos restent également à vérifier. Une nouvelle dérogation est envisagée, mais le texte était encore en cours d’examen.
Enfin, les véhicules de plus de 3,5 tonnes restent en principe concernés par le prélèvement kilométrique Viapass, tandis que leur régime fiscal n’est pas automatiquement modifié.
Pour les flotte, cette réforme facilite l’exploitation des utilitaires électriques plus lourds et permet de préserver davantage de charge utile.
Mais attention au TCO : entre le prélèvement kilométrique, les obligations administratives et les éventuelles contraintes liées au permis de conduire, un utilitaire électrique de 4,25 tonnes n’est pas encore l’équivalent réglementaire et financier d’une camionnette diesel de 3,5 tonnes.