Fleet test Nissan Micra : un retour réussi en tant que voiture électrique ?
Après quelques années d’absence, la Nissan Micra fait son grand retour… grâce à son partenaire de l’Alliance, Renault. Désormais exclusivement électrique, la citadine entend se démarquer par un design affirmé, une autonomie adaptée à un usage quotidien et une dotation de série particulièrement complète. Mais parvient-elle réellement à se distinguer de sa cousine française, dont elle reprend la plateforme ?
Le fait que la nouvelle Micra partage sa base technique avec la Renault 5 E-Tech Electric n’a rien d’un secret. Les deux modèles reposent sur la plateforme AmpR Small de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Nissan a toutefois veillé à donner à sa citadine une identité propre, du moins sur le plan esthétique. C’est surtout la signature lumineuse circulaire, clin d’œil aux précédentes générations de Micra, qui lui confère une personnalité immédiatement reconnaissable.
Jusqu'à 416 km d'autonomie
Nissan propose la Micra avec 2 configurations de batterie et de motorisation : une version de 40 kWh développant 120 ch et une version de 52 kWh de 150 ch. Selon le cycle WLTP, elles offrent respectivement jusqu’à 317 et 416 km d’autonomie. Dans les deux cas, cela représente quelques kilomètres de plus que les versions équivalentes de la R5. Comme sur cette dernière, la batterie de plus grande capacité accepte une puissance de charge rapide en courant continu (DC) pouvant atteindre 100 kW, tandis que la version équipée de la batterie de 40 kWh est limitée à 80 kW.
Au cours de notre semaine d’essai, nous avons relevé une consommation moyenne de 14,6 kWh/100 km, un chiffre très proche de la valeur WLTP de notre version d’essai de 150 ch (14,7 kWh/100 km). Dans des conditions optimales, il devrait donc être possible de s’approcher de l’autonomie annoncée.
Fait remarquable dans ce segment, les 2 versions sont équipées de série d’une pompe à chaleur, du préconditionnement de la batterie et de la fonction Vehicle-to-Load (V2L). Le véhicule est également prééquipé pour les applications Vehicle-to-Grid (V2G). En revanche, contrairement à la R5, la Micra n’est pas proposée avec une motorisation d’entrée de gamme de 95 ch.
Une citadine électrique agréable à conduire
Avec une longueur de tout juste 4 mètres, la Micra reste une véritable citadine. Comme dans sa cousine technique, l’espace aux places arrière est relativement limité, d’autant que les passagers ne peuvent pas glisser leurs pieds sous les sièges avant. À l’avant, en revanche, les occupants disposent d’un espace suffisant. Sur les longs trajets, la position de conduite n’est toutefois pas idéale en raison d’un plancher relativement haut. Quant au coffre, il affiche un volume de 326 litres, dans la moyenne du segment et identique à celui de la Renault 5. Comme cette dernière, la Micra ne dispose pas de coffre avant (« frunk »).
Nissan souligne que la batterie logée dans le plancher, la suspension arrière multibras et le poids relativement contenu d’environ 1,5 tonne contribuent au comportement dynamique de la Micra. Un constat que nous confirmons : quel que soit le mode de conduite sélectionné, même un simple trajet jusqu’à la boulangerie se révèle agréable. À l’exception de la version d’entrée de gamme Engage, le niveau de récupération d’énergie au freinage peut être réglé à l’aide des palettes situées derrière le volant. Les amateurs de conduite à une seule pédale pourront également profiter d’un mode « one pedal ».
Google intégré
À bord, la Micra se distingue beaucoup moins de sa cousine française qu’à l’extérieur. Comme la Renault 5, elle adopte une planche de bord moderne et épurée. À partir du deuxième niveau de finition, Advance, elle est équipée de deux écrans de 10,1 pouces et des services Google intégrés. L’application NissanConnect permet notamment de consulter à distance le niveau de charge de la batterie et de gérer la climatisation.
La dotation en matière de sécurité est également très complète. Le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage d’urgence autonome, l’assistance au maintien dans la voie et les aides au stationnement font partie des équipements proposés. La finition haut de gamme Evolve ajoute en outre le système d’assistance à la conduite ProPilot Assist.
Les origines Renault se retrouvent également dans plusieurs éléments de l’habitacle. C’est notamment le cas du commodo de sélection du sens de marche, dont le fonctionnement manque parfois de réactivité, du satellite de commande du système audio dissimulé derrière le volant, ainsi que d’un bouton physique très pratique, situé à l’extrême gauche du tableau de bord, qui permet, si on le souhaite, de désactiver rapidement certains avertissements des systèmes d’aide à la conduite après chaque démarrage.
Plus chère que la R5
Les prix belges débutent à 29.250 euros TVAC pour la finition Engage équipée de la batterie de 40 kWh et du moteur de 120 ch. À première vue, la Micra apparaît ainsi plus de 4.000 euros plus chère que la Renault 5. Mais à 24.900 euros, cette dernière correspond à une version d’entrée de gamme très dépouillée, animée par une motorisation de seulement 95 ch.
À motorisation et batterie identiques, l’écart de prix se réduit à 1.150 euros. En contrepartie, Nissan prolonge la garantie jusqu’à 10 ans ou 200.000 km, à condition que l’entretien soit effectué au sein du réseau officiel. La batterie haute tension bénéficie, quant à elle, d’une garantie de huit ans ou 160.000 km.
Quoi qu’il en soit, même la version d’entrée de gamme Engage est déjà richement équipée. Elle comprend notamment une pompe à chaleur, Apple CarPlay et Android Auto sans fil, des vitres arrière surteintées ainsi qu’un adaptateur Vehicle-to-Load (V2L). La finition Advance y ajoute notamment la fonction e-Pedal avec quatre niveaux de récupération d’énergie, les services Google intégrés, un volant chauffant et des sièges avant chauffants. La luxueuse finition Evolve se distingue pour sa part par un système audio Harman Kardon, une carrosserie bicolore et le système d’aide à la conduite ProPilot Assist.
Bilan fleet
Avec son design séduisant, son autonomie compétitive pour le segment, sa connectivité moderne et sa dotation de série particulièrement complète, la Micra s’impose comme une nouvelle venue très convaincante sur le segment B. Pour les conducteurs de véhicules de société à la recherche d’une citadine électrique destinée à un usage urbain et régional, cette Nissan dispose de sérieux atouts, même si son prix catalogue est légèrement supérieur à celui de sa cousine Renault. Pour la version d’entrée de gamme (120 ch/40 kWh), il faut compter un loyer moyen de 423 € HTVA par mois (sur la base d’un contrat de 60 mois et 100.000 km), soit un TCO2 de seulement 620,44 €. La concurrence ne tardera toutefois pas à s’intensifier, tant au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qu’en dehors. En plus de la Renault 5 et de cette nouvelle Micra, la plateforme AmpR Small servira prochainement de base à une nouvelle génération de la Mitsubishi Colt et… de la Ford Fiesta.
Fiche Nissan Micra 52 kWh (110 kW/150 ch)
| INFOS TECHNIQUES | |
| Motorisation | Electrique |
| Puissance | 110 kW/150 ch |
| Couple maximal | 245 Nm |
| Poids à vide | 1.524 kg |
| Volume de coffre | 326 l |
| Autonomie WLTP | 416 km |
| Consommation moyenne WLTP | 14,7 kWh/100 km |
| Consommation relevée | 14,6 kWh/100 km |
| Vitesse maximale | 150 km/h |
| Capacité de batterie | 55 kWh (52 nets) |
| INFORMATIONS DE GESTION | |
| Prix de base HTVA | € 28.471,07 |
| Prix de base TVAC | € 34.450 |
| Puissance fiscale | 4 CV |
| TMC (Bruxelles/Wallonie/leasing) | € 75,79/50,00/61,50 |
| TMC (Flandre) | € 61,50 |
| Taxe de circulation (Bruxelles, Wallonie, leasing) | € 102,96 |
| Taxe de circulation (Flandre) | € 102,96 |
| Déductibilité fiscale moyenne (sur 5 ans) | 100 % |
| ATN brut utilisateur | € 140,83/mois |
| Dépenses non-admises | € 14,08 |
| Cotisation CO2 | € 49,07 |

