Publié le 22 juillet 2026 à 10:00
par Maxime Pasture

Quel avenir pour la voiture autonome en Belgique ?

Ces derniers mois, les démonstrations liées à la voiture autonome en Belgique ont augmenté de manière spectaculaire. Vers où va-t-on ? Quels seront les avantages pour la mobilité ? Et quelles sont encore les limites ? Voici quelques éléments de réponse.

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Le 11 juin dernier, après les Pays-Bas, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie, la Belgique a donné l’autorisation à Tesla de débloquer sa fonction « Full Self-Driving » supervisée sur nos routes. Cette fonction est capable de gérer la conduite en milieu urbain ou sur les routes régionales, assurant ainsi un trajet complet d’un point A à un point B. On ne peut ici pas encore parler de voiture autonome car une surveillance active de la part du « conducteur » est exigée, avec les mains non loin du volant et l’obligation d’avoir les yeux rivés sur la route. D’ailleurs, en cas d’accident, le conducteur demeure responsable à tout moment. Autant le savoir !

Sur d’autres continents, les voitures sans chauffeur ne font plus partie de la science-fiction. On pense, entre autres, aux services de taxis sans chauffeur Waymo aux USA, en préparation pour un lancement très prochainement à Londres. Autre exemple : les Robotaxis Tesla empruntent déjà les routes américaines.

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La Belgique avance vite

Pour revenir en Belgique, la législation commence à évoluer avec de plus en plus d’autorisations facilitant l’évolution des voitures autonomes sur nos routes. Tout cela, sous l’impulsion du ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, qui déclarait en février dernier : « La mobilité autonome ne relève plus de la seule science-fiction mais sera un vrai « Game Changer » systémique pour la décennie à venir. La question n’est donc pas de savoir si elle arrive, mais comment nous nous préparons à l’accueillir. Et mon devoir en tant que politique est d’anticiper et de saisir les opportunités. »

Dernier exemple en date : début juillet, la Belgique était le premier pays européen à autoriser les essais de voiture entièrement autonome sur autoroute.

La permission accordée à la société Aidoptation est cependant limitée à une portion d’une centaine de kilomètres sur les autoroutes E313 et E314, dans le Limbourg, en limitant les véhicules de test à 120 km/h. Ici, on parle d’une autonomie de niveau 4 sur 5. Avec une conduite autonome de niveau 4, le véhicule est capable d’évoluer complètement seul dans la grande majorité des conditions. Le conducteur peut donc s’assoupir ou effectuer une autre activité s’il le souhaite. Il ne doit plus être attentif à la circulation. Contrairement à la conduite autonome de niveau 5, la voiture doit toujours être équipée d’un volant – il peut être rétractable – et de pédales car il est possible, dans de rares cas, que le conducteur doive (re)prendre le contrôle.

Pour quels avantages ?

Vous l’aurez donc compris, si on pensait que la conduite autonome avait été mise au placard, ce n’est plus du tout le cas : la Belgique avance vite ! Là où il reste du travail, c’est en matière de législation : quand et comment les assurances et les autorités permettront-elles de rejeter la faute sur le constructeur si la voiture fait une erreur ? Telle est la question…

Quand ce problème sera réglé, la voiture autonome pourrait offrir divers avantages :

  • Plus de sécurité (en théorie) : une voiture autonome ne va pas boire d’alcool, ni prendre de drogues, ni dépasser les limitations de vitesse, ni avoir un comportement irresponsable. Elle n’est pas non plus censée faire des erreurs. Ça, c’est en théorie. Car, dans la pratique, de nombreux incidents ont déjà été signalés aux USA avec des voitures autonomes : franchissement de feu rouge, passage dans des rues inondées, et bien d’autres encore. De plus, on le constate souvent lors de nos essais : les systèmes d’aide à la conduite sont loin d’être infaillibles : capteurs obstrués, mauvaises conditions météo, erreurs d’interprétation, la technologie s’améliore mais n’est pas sûre à 100 %. N’oublions pas de citer les hackers capables de pirater des logiciels de voiture autonome à distance… Néanmoins, les défenseurs du véhicule autonome vous diront que les statistiques d’accident seront drastiquement diminuées. Les agences pour la sécurité routière en Belgique affirment que 90 % des accidents sont dus à des erreurs humaines.
  • Une aide au stationnement : n’ayant plus besoin de chauffeur, le véhicule autonome n’a besoin de personne pour aller se stationner dans un endroit adéquat.
  • Temps de trajet valorisé : le temps passé dans une voiture autonome pourra être consacré à d’autres activités que celles de conduire… Comme dans un train, on pourrait y commencer sa journée de travail et la terminer.

Nous pourrions encore citer d’autres avantages comme, par exemple, une conduite moins erratique permettant de fluidifier le trafic. Dans tous les cas, les acteurs liés de près ou de loin à la conduite autonome mentionnent tous le même objectif : une amélioration de la mobilité et de la sécurité, avec moins de victimes d’accidents de la route.

Maxime Pasture

Maxime Pasture, rédacteur de cet article

Journaliste de formation, Maxime est très curieux mais surtout passionné d'automobile. Sa curiosité l'amène à traiter de sujets divers et variés liés à la mobilité au sens large et bien plus encore !

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